« Un vent nouveau souffle sur nos montagnes »
« Assurément, le 27e congrès restera durablement dans les esprits,
non seulement en raison de la venue de quatre ministres du gouvernement,
mais encore et surtout par le nombre des annonces officielles.
Deux d’entre elles me paraissent majeures et, sans fausse
modestie, peuvent être perçues comme le résultat de notre action, que
nous souhaitons toujours réaliste et constructive.
La première concerne l’agenda de la réforme territoriale, dont le ministre
Philippe Richert nous a assurés, par exemple, que l’échéance
du 31 décembre 2011 pour l’achèvement de la carte intercommunale
n’était pas “un dogme en soi”. Si ces propos
sont en eux-mêmes rassurants, rien ne vaut cependant
le texte législatif, lequel doit, à mes
yeux, être modifié.
Quant à la seconde annonce, elle porte
sur le bilan des vingt-cinq ans de la loi Montagne, rapport que nous
n’avons découvert qu’en juin. Il a suscité de notre part, et de la plupart des
acteurs socio-économiques de la montagne, autant d’inquiétudes que de
critiques. Sur ce sujet, là aussi, nous avons obtenu des assurances du
ministre Bruno Le Maire puisqu’il nous a indiqué partager entièrement
nos points de vue sur ce rapport, qu’il a lui-même qualifié de “mauvais
rapport”. Il nous a fait part de la nécessité de relancer une politique unitaire
et coordonnée en faveur de la montagne.
Au lendemain du congrès de Bonneville, forts de ces engagements ministériels,
et alors que s’annonce enfin la réunion du Conseil national de
la montagne à Saint-Rémy-de-Maurienne, en Savoie, le 17 novembre,
il me semble utile que les montagnards soient forces de propositions
et s’inscrivent dans une dynamique propre à assurer demain l’avenir de
leur territoire.»
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