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Sommaire du PLM 219
Dossier "Environnement"
| 230 mesures contre le changement climatique |
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La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté le 20 juillet le plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC) qui comprend 230 mesures à prendre d'ici 2015. Certaines convergent avec les 21 propositions que l'ANEM avait formulées en 2007.
Sur la base des derniers travaux du GIEC (1) qui confirment, pour les prochaines décennies, une hausse des températures, des sécheresses plus intenses et plus fréquentes, une baisse des précipitations estivales ou encore la fonte des glaciers, le plan articule ses 230 mesures autour de quatre axes prioritaires: l'exploitation économe de l'eau, la santé, l'aménagement du territoire et les forêts.
Parce qu'il subsiste des incertitudes sur l'ampleur des impacts du changement climatique, le plan, premier de son genre dans l'Union européenne, doté d'un budget de 171 millions d'euros, combine à la fois des actions d'anticipation concrètes et des mesures de surveillance et d'amélioration des connaissances de l'environnement.
Ainsi, concernant la gestion de l'eau, le plan prévoit un ensemble de mesures pour économiser 20 % d'eau prélevée en 2020, à travers l'action des Agences de l'eau, des programmes de détection et la réduction des fuites dans les réseaux et d'aide à la récupération des eaux de pluie ou des eaux usées.
En matière de santé, le réchauffement du climat devrait accélérer l'apparition ou l'amplification de certaines pathologies (dont les allergies) ou de vecteurs de maladies. Un dispositif de surveillance sur les maladies émergentes sera mis en place, et des études seront lancées dès cette année pour renforcer la surveillance des pollens mais aussi des insectes vecteurs et des micro-organismes qui pourraient profiter du réchauffement climatique. Un groupe de veille santé-climat sera également créé au sein du Haut conseil de la santé publique (HCSP).
La politique d'aménagement du territoire sera elle aussi adaptée pour tenir compte des effets du changement climatique sur la qualité et la sécurité des infrastructures (déformation des rails, dégradation des routes, fragilisation des digues ou des barrages, etc.). Ainsi, entre autres exemples, l'observation des côtes sera renforcée, de même que les normes techniques pour la construction des routes seront modifiées.
Enfin, concernant la forêt, pour réagir à la probable extension du risque d'incendie et à la dégradation sanitaire des peuplements, les exploitants forestiers pourront bénéficier d'aides financières afin de se préparer aux changements attendus. La plupart des mesures du PNACC devraient être mises en place avant la fin 2013, époque à laquelle il fera l'objet d'une évaluation à miparcours en vue d'éventuels compléments.
(1) Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. |
| NOUVEAUTÉS INSUFFISANTES DANS LE RÉGIME D'ENLÈVEMENT DU LOUP 2011-2012 |
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Lors de sa présentation devant le groupe national loup, le 7 juillet, quatre nouveautés importantes ont été soulignées dans le but de permettre une gestion plus rapide des situations de crise.
Au lieu d'être renouvelée intégralement tous les ans, la réglementation sur l'enlèvement du loup comporte désormais deux arrêtés: un arrêté cadre (celui du 9 mai) et un arrêté d'une durée de validité annuelle (en date du 10 mai) fixant le nombre total de loups pouvant être éliminés. Ce chiffre est fixé à six pour les années 2011-2012.
Ensuite, la possibilité a été introduite d'étendre une autorisation de tir de défense aux éleveurs de troupeaux voisins d'un cheptel attaqué déjà titulaire d'une autorisation, de même que la possibilité d'utiliser en tir de défense des fusils à canon rayé (armes de 5 e catégorie dont l'utilisation est en général très rigoureusement encadrée).
Enfin, le délai de trois semaines entre phase de tir de défense et phase d'enlèvement, en cas de « dommages importants persistants » a été supprimé.
Un préfet pourrait donc directement autoriser un enlèvement, dans le cas d'un territoire où le loup apparaîtrait subitement en commettant d'importants dégâts fragilisant la viabilité des exploitations… comme c'est le cas dans les Vosges cette année. En dépit de ces aménagements, et alertés au cours de l'été par Jean-Yves Dusserre, président du conseil général des Hautes-Alpes, sur le niveau intolérable des attaques, Vincent Descœur et Chantal Robin-Rodrigo, président et secrétaire générale de l'Association, ont saisi les ministres en charge de l'Agriculture et de l'Ecologie en vue d'une audience. |
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| ÉTAT DES DOMMAGES CAUSÉS PAR LE LOUP AU 31 MAI 2011 |
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2010 |
2011 |
| Constats |
Victimes |
Constats |
Victimes |
| Alpes-de-Haute-Provence |
18 |
36 |
26 |
113 |
| Hautes-Alpes |
6 |
13 |
16 |
80 |
| Alpes-Maritimes |
66 |
261 |
89 |
269 |
| Drôme |
11 |
35 |
24 |
61 |
| Isère |
5 |
6 |
13 |
40 |
| Jura |
1 |
1 |
0 |
0 |
| Var |
88 |
339 |
99 |
251 |
| Vosges |
0 |
0 |
11 |
46 |
| Doubs |
0 |
0 |
7(1) |
32(1) |
| Savoie |
11 |
22 |
24 |
79 |
| Haute-Savoie |
4 |
6 |
3 |
2 |
| TOTAL |
210 |
719 |
305 |
931 |
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| STAGNATION DES MEUTES ET INFLATION DES PRÉDATIONS |
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On estime aujourd'hui la population française de loups à 195 animaux, répartis en 19 meutes sur 27 zones de présence permanente (ZPP) (1) sachant que ce chiffre est une extrapolation scientifiquement échafaudée à partir du nombre de loups suivis régulièrement et identifiés génétiquement (72 à 88 individus en 2010-2011). L'aire géographique ainsi couverte concernerait 313 communes.
Le fait caractéristique à ce stade est une relative stabilisation du nombre de meutes. Il existe six ZPP où le loup n'est présent que de façon solitaire et ce type d'espace est particulièrement instable géographiquement. Du point de vue des dommages, la saison 2011 s'est entamée de façon inquiétante puisque les statistiques engrangées au 31 mai atteignaient, voire dépassaient, le niveau des chiffres finaux de 2010. La sécheresse qui a provoqué des montées en estives précoces peut expliquer en partie l'envolée des chiffres qui ne peuvent que laisser perplexe sur le montant de la facture qu'il faudra payer pour 2011.
(1) Un territoire devient ZPP lorsque les indices de présence du loup (fèces et poils pour l'essentiel) sont relevés deux années de suite, ce qui signifie que le loup a pu y passer l'hiver sans s'attaquer aux cheptels pour se nourrir. |
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