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Sommaire du PLM 216
Dossier "Agriculture"
| Bruno Le Maire répond aux inquiétudes des agriculteurs de la FNSEA |
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Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, s'est livré le 31 mars au congrès de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) à Saint- Malo, en Ille-et-Vilaine, à un exercice de questions-réponses avec les congres- sistes, apportant un certain nombre de précisions ou d'apaisements aux inquiétudes multiples du monde agricole.
La perspective d'une écoconditionnalité croissante des aides agricoles étant présente dans tous les esprits, de nombreuses questions ont porté sur l'environnement. Ce fut pour le ministre l'occasion de se prononcer en faveur d'une gestion plus rigoureuse des prédateurs, notamment pour l'organisation de battues avant l'estive, mais aussi en matière d'usage de l'eau pour une révision des conditions d'application du décret sur les retenues collinaires.
Il s'est voulu conciliant concernant les retards de versement constatés dans la gestion des primes agro-environnementales, en affirmant que «les paiements vont arriver dans les semaines qui viennent».
Le ministre a surtout fait valoir son engagement en faveur de l'allègement du coût du travail. Ainsi, il a revendiqué l'obtention, par sa persévérance, des réductions de charges patronales pour l'emploi occasionnel. Il a également annoncé d'autres mesures de réduction des charges sur le travail permanent en agriculture.
Bruno Le Maire s'est par ailleurs déclaré convaincu de «l'impérieuse nécessité de la stabilisation des prix des matières premières» pour mettre notamment un terme à la crise de l'élevage. Il a plaidé pour cela en faveur d'une indexation du prix des matières premières sur celui des produits alimentaires, et pour la conquête de nouveaux marchés à l'exportation.
Enfin, s'agissant du secteur laitier, alors qu'il n'avait pu assister au congrès de la Fédération nationale des producteurs de lait, à Aurillac, en raison de mauvaises conditions météo, il a annoncé la nomination de Pierre Lepetit, inspecteur général des finances, comme médiateur des contrats, avec la lourde mission d'être le « garant de l'équité entre industriels et producteurs ». |
| La filière laitière se met à l'heure de la contractualisation |
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Les producteurs de lait regroupés au sein de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) ont tenu leur congrès à Aurillac, dans le Cantal, les 16 et 17 mars. L'organisation de la filière était au centre des débats.
Un décret du 30 décembre 2010 imposait aux transformateurs de proposer un contrat écrit aux producteurs avant le 1 er avril 2011. Considérant que les divisions syndicales représen- taient dans cette perspective un risque majeur de fragilité face aux entreprises de collecte et de transformation, le président de la FNPL, Henri Brichart, a lancé un appel énergique en faveur de l'unité et de la transparence.
Déterminée plus que jamais à défendre l'avenir des producteurs et de la filière menacée par la disparition des quotas à l'horizon 2015, la FNPL a diffusé dans les jours qui ont suivi une lettre ouverte de son président, adressant aux producteurs laitiers des recommandations pour répondre aux propositions contractuelles qu'ils auront reçues.
Celles-ci consistent principalement à accuser formellement réception des propositions, à multiplier les consultations pour alimenter leur réflexion, et surtout à se rapprocher des organisations locales de producteurs afin d'engager une négociation qui ne peut être que collective.
Et Henri Brichart de conclure: « La mise en place des contrats écrits ne résoudra pas tous les problèmes, et en particulier, nous le répétons, ce ne seront pas les contrats qui permettront une garantie de prix sur le long terme. En revanche, ils deviennent nécessaires dans un monde qui se privatise.» |
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