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Depuis plusieurs semaines, les élus de la montagne de tous les massifs se font l'écho auprès de l'Association des annonces de fermetures de classes ou de retraits de postes d'enseignants dans les écoles du premier degré, sans tenir compte de la spécificité de ces territoires et de l'exception géographique.
Ces menaces insidieuses de fermeture ont conduit le comité directeur de l'ANEM à adopter à l'unanimité une motion le 27 janvier dernier, intitulée « Les élus de la montagne rappellent l'impérieuse nécessité de préserver le maillage de proximité du service public de l'éducation », qui a été transmise au ministre de l'Education nationale (1) .
De manière récurrente, l'Association demande que l'administration de l'Education nationale prenne en compte les besoins réels des populations locales, estimant que les critères comptables et démographiques du milieu urbain ne doivent pas être plaqués sur l'organisation du service public dans les territoires de montagne. Le maillage existant du service public de l'éducation dans ces zones spécifiques doit être préservé en maintenant le taux d'encadrement par élève des écoles et collèges situés en zone de montagne, ainsi que les moyens affectés aux remplacements.
Ce sentiment d'inquiétude a été relayé auprès du directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale par des sénateurs membres de l'ANEM (Pierre Jarlier, Annie David, Gérard Bailly, Bernadette Bourzai) à l'occasion d'une réunion du groupe montagne du Sénat présidé par Jacques Blanc, sénateur de la Lozère, le 2 mars. Ils ont rappelé la nécessité de privilégier le nombre d'enseignants par rapport aux transports et d'apprécier les situations des écoles au cas par cas.
Pierre Bretel, délégué général, a souligné que malgré plusieurs demandes de l'Association, les services de l'Education nationale ne fournissent pas de données statistiques relatives aux écoles primaires, aux classes uniques et aux collèges en montagne. Elles seraient pourtant déterminantes pour éclairer ce débat de manière objective. |