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Sommaire du PLM 208
Dossier "Environnement"
| Pas de nouveaux ours dans les Pyrénées |
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La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, a présenté le 26 juillet à Toulouse un nouveau projet pour la biodiversité des Pyrénées à l’occasion d’une rencontre avec les membres du comité du massif. Lors de cette réunion, elle a annoncé la fin de la politique de réintroduction de l’ours.
Prenant en principe la suite du plan ours arrivé à expiration, le nouveau projet de préservation et de valorisation de la biodiversité pyrénéenne, présenté aux membres du comité de massif par la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, se veut une stratégie globale en faveur d’un développement durable de l’aire du massif. Elle ne réduit plus les enjeux de la biodiversité pyrénéenne au seul ours brun mais l’élargit à un ensemble d’au moins six espèces soit menacées (comme l’ours), soit emblématiques de la région, telles que le lézard ou le desman des Pyrénées (sorte de musaraigne).
Ce changement stratégique est une façon pudique de mettre un terme à la politique de « réintroduction massive et systématique » pratiquée jus - qu’ici. Sur ce point, la secrétaire d’Etat s’est exprimée très clairement en affirmant qu’«il y a eu trop de crispations, trop de problèmes, de heurts lorsqu’on a imposé ce plan aux Pyrénéens», ce qui est «néfaste à l’écologie», et que l’écologie devait «se faire avec les populations locales».
La population d’ours sera donc maintenue à son niveau actuel, soit une vingtaine d’animaux, en misant sur le fait qu’elle puisse se développer naturellement. De nouveaux lâchers ponctuels n’interviendront que pour remplacer tout animal tué par accident.
L’effet paradoxal de l’application de cette nouvelle approche, basée sur l’interruption des lâchers, devrait ainsi se traduire par la prochaine réintroduction d’une femelle (une ourse espagnole) pour remplacer l’ours slovène disparu l’an dernier lors d’un accident de voiture. |
| LES ATTAQUES DE LOUPS EN FORTE HAUSSE |
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A la mi-août, dans le département des Alpesde- Haute-Provence, le nombre d’attaques de loups enregistrées dépassait du double celles de l’an dernier à la même époque. Soit 97 pour 310 brebis tuées cette année, contre 43 pour 219 l’an dernier. L’Ubaye et le haut et le moyen Verdon, entre Allos et Saint-André, ont été les secteurs les plus touchés. Des attaques ont été également signalées dans le massif des Monges, en amont du village de Selonnet. Une réunion a été organisée par le souspréfet de Barcelonnette pour envisager d’accorder aux éleveurs le droit de procéder à des tirs de défense. |
| LA STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE REDÉFINIE JUSQU’EN 2013 |
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Le Comité interministériel pour le développement durable a adopté le 27 juillet la nouvelle stratégie nationale de développement durable (SNDD). Ce cadre s’inscrit dans la droite ligne de l’adoption des lois relatives au Grenelle de l’environnement, dont il constitue l’une des premières applications.
La nouvelle SNDD couvre les années 2010 à 2013 et contribuera à la poursuite des objectifs définis par le gouvernement en matière de biodiversité, dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Elle fixe ainsi un certain nombre d’orientations, chacune se rattachant à l’un des engagements issus du Grenelle de l’environnement, telles que « Rendre accessible au plus grand nombre les produits et services plus durables », « Soutenir l’économie verte et l’innovation des entreprises », « Développer la formation du grand public au développement durable », « Former les décideurs publics et privés aux enjeux du développement durable », « Renforcer l’intermodalité et développer des alternatives au transport routier et aérien », ou encore « Réduire les pressions sur les écosystèmes et les ressources naturelles ».
Pour chaque orientation sont signalées des pistes de mesures qui constituent un programme ambitieux. Beaucoup d’entre elles induisent des moyens financiers qui pourraient ne pas être au rendez-vous. D’où cet appel à l’appropriation collective de la SNDD par le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, Jean-Louis Borloo: « Il appartient à chacun, acteur public, économique et associatif, de se l’approprier afin de construire collectivement les voies d’une économie plus verte et plus équitable, seule réponse positive aux crises auxquelles notre société doit faire face pour préparer l’avenir. » |
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LA SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITÉ INTÈGRE LA STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Depuis 2004, la France s’est dotée d’une stratégie nationale pour la biodiversité qui visait à enrayer le déclin de la biodiversité à l’horizon 2010, et remplir ses engagements internationaux (convention sur la diversité biologique signée à Rio en juin 1992 notamment). Composée d’une dizaine de plans sectoriels (agriculture, infrastructures de transports, forêt, outre-mer, recherche, urbanisme, tourisme…), cette stratégie est en cours de révision grâce à un comité installé le 9 juillet. Elle s’inscrit désormais dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable et tient compte des engagements du Grenelle de l’environnement (trame verte et bleue par exemple).
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