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| DOSSIER : Le monde de l’après-Grenelle |
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Sommaire du PLM 207
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Bien que la loi Grenelle 1 s’intitule Programme et la loi
Grenelle 2 Engagement, on est loin d’une stricte répartition
des rôles entre loi-cadre d’un côté, et loi d’application
de l’autre. Bien au contraire, au hasard des différentes étapes de la procédure parlementaire, diverses
mesures de tous ordres s’y sont greffées par voie d’amendement.
Cela explique en grande partie pourquoi l’un et
l’autre textes abordent les mêmes thématiques avec un
niveau de détail ou de portée concrète pouvant beaucoup
varier d’un sujet à l’autre.
Quoi qu’il en soit, les lois Grenelle 1 et 2 apportent d’importants
changements dans au moins six secteurs
majeurs: l’urbanisme, l’énergie, la lutte contre le changement
climatique, les transports, la préservation de la
biodiversité, l’eau et l’assainissement. L’ensemble de ces
problématiques se trouve placé sous le pilotage d’un tout
nouveau Conseil national du développement durable et
du Grenelle de l’environnement. |
| Les énergies renouvelables entre ambition et contradiction |
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La question énergétique est la pierre angulaire du dispositif
mis en place par les deux lois Grenelle. En s’assignant des objectifs
de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES) et de
développement de la part d’énergies renouvelables dans la production énergétique nationale, l’Etat ne pouvait que mettre en place
une politique ambitieuse d’économie d’énergie, d’amélioration des
transports et de développement des équipements de production
d’énergies renouvelables, à savoir essentiellement l’hydroélectricité,
le photovoltaïque et l’éolien.
Paradoxalement, la rédaction initiale du projet de loi Grenelle 1
n’était pas du tout favorable à l’hydroélectricité. Certaines dispositions,
en effet, visaient à interdire toute construction nouvelle de barrage
hydroélectrique, voire même de moderniser le parc de barrages existants.
Les parlementaires ont fort heureusement modifié le texte
sur ces points et la « houille blanche » pourra contribuer à l’effort
de progression des énergies renouvelables.
L’énergie éolienne est désormais soumise à des contraintes
nouvelles, issues d’un compromis entre la volonté de développer
une énergie renouvelable et celle de protéger l’environnement. |
| Où en est la révolution verte? |
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Il aura fallu presque dix-huit mois pour que le
projet de loi portant engagement national pour
l’environnement, déposé le 12 janvier 2009 sur
le bureau du Sénat, soit approuvé définitivement
par le Parlement. Voté au Sénat le 28 juin
dernier et adopté le lendemain par l’Assemblée
nationale, à l’issue d’une commission mixte
paritaire parfois difficile, le texte n’a pas fait
l’unanimité qu’avait recueillie la loi de programmation
du 3 août 2009, dite Grenelle 1.
La mise en perspective de ces deux textes permet
aujourd’hui d’avoir une vision complète de
la révolution verte que le Grenelle de l’environnement
souhaite lancer, en initiant de nouvelles
approches en matière de production et de
consommation d’énergie, de construction, d’alimentation,
de consommation et de santé, ou
encore de déchets. Le présent dossier s’efforce
d’en récapituler les principaux éléments susceptibles
d’intéresser au plus près les territoires
de montagne. |
| Des bâtiments moins énergivores |
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La loi Grenelle 1 dispose qu’à compter du 1er janvier 2013 toute construction neuve faisant l’objet
d’une demande de permis de construire devra respecter la limite d’une « consommation d’énergie primaire
annuelle de 50 kWh/m2 maximum». Cette date est fixée au 1er janvier 2011 pour les bâtiments publics
ou affectés au secteur tertiaire.
La loi comporte également l’engagement pour l’Etat de réduire les consommations d’énergie de ses
bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici à 2020 en assurant la rénovation complète de 400000 logements
chaque année, à compter de 2013.
Les collectivités territoriales devaient être incitées à faire de même, mais aucune facilité d’emprunt
n’a été accordée ou envisagée, à la différence de l’emprunt à taux zéro déjà pratiqué pour les particuliers
qui entreprennent des travaux d’amélioration de la performance énergétique de leur logement.
Afin d’encourager la réalisation d’écoquartiers avant 2012, la loi Grenelle 1 informe que l’Etat fournira aux
collectivités territoriales un cahier des charges et une assistance technique. Elle annonce également un rapport
sur la réforme de la fiscalité et sur les incitations possibles pour limiter l’extension du «foncier artificialisé».
La loi Grenelle 2 est venue compléter ce dispositif en rendant obligatoire l’affichage des performances énergétiques d’un bâtiment pour toute transaction immobilière, cession ou location, à l’exception des baux
ruraux et des locations saisonnières (L.134-3-1 du code de la construction).
Autre mesure d’encouragement envers l’habitat passif : les propriétés immobilières s’équipant d’installations
de haute qualité énergétique ou de production d’énergie renouvelable bénéficieront d’une majoration
de 30 % de leur coefficient d’occupation des sols. |
| Un schéma régional éolien en Juillet 2011 |
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L'article 90 de la loi Grenelle 2
précise que le schéma régional éolien,
qui identifie les espaces propices au
développement de l’énergie éolienne,
est un volet annexé du schéma régional
climat-air-énergie dont se doteront
les régions d’ici juillet 2011. Ce dernier
se greffe sur l’article L.222-1 du code
de l’environnement qui instituait
les plans régionaux pour la qualité de l’air.
On en trouvait déjà une mention dans
la loi Grenelle 1 (à l’article 19) sous
l’appellation de schéma des énergies
renouvelables. |
| L'agriculture peu protégée contre les OGM et les pesticides |
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L'agriculture est fortement encouragée à se convertir aux modes de productions écocompatibles. Mais si l’article 31 de la loi Grenelle 1 fixe l’objectif de porter la surface de SAU
consacrée à l’agriculture biologique de 2,5 % en 2009, à 6 % en 2012, puis à 20 % en 2020,
et évoque une démarche de certification environnementale à laquelle pourrait souscrire la moitié des exploitations dès 2012, la loi n’apporte aucune précision ou modalité particulière.
Elle se focalise principalement sur les conditions de mise sur le marché des produits phytosanitaires,
sans toutefois faire obstacle à certaines substances pourtant présumées dangereuses. |
| Les plans Climat-Energie territoriaux obligatoires à partir de 50000 habitants |
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C'est également dans le schéma régional climat-air-énergie
que s’intègre le plan climat-énergie territorial de chaque région,
devenu obligatoire pour toute collectivité territoriale de plus de
50000 habitants, en vertu de l’article 19 du texte Grenelle 1. Ces plans ont pour
objet d’identifier les objectifs et de définir les actions à mettre en oeuvre
en matière de lutte contre le changement climatique et d’efficacité énergétique. |
| QUESTIONS À JEAN-LOUIS BORLOO |
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Le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo, ministre de
l’écologie, de l’Energie, du Développement durable
et de la Mer, en charge des Technologies vertes et
des Négociations sur le climat, livre à PLM son appréciation
globale des résultats atteints par les lois Grenelle.
PLM: Que répondez-vous à ceux qui dénoncent une
baisse des ambitions environnementales dans le
résultat atteint par les lois Grenelle 1 et Grenelle 2?
Jean-Louis Borloo: Que c’est tout le contraire! Grâce à la loi Grenelle 1, notre pays a effectué plusieurs ruptures
irréversibles et les résultats sont déjà là: hausse
de 600 % de la puissance photovoltaïque raccordée
au réseau, hausse de 90 % de la production d’électricité éolienne, signature de 120000 écoprêts à taux
zéro en un an pour participer aux économies d’énergie
des Français, conversion de 17000 exploitationsà l’agriculture biologique, triplement de l’offre de transports
publics…
La loi Grenelle 2, qui vient d’être adoptée définitivement
par le Parlement, contient de nombreuses avancées
en matière d’amélioration énergétique des bâtiments,
de transports individuels et collectifs, de
préservation de la biodiversité, de réduction des
déchets et de protection de la santé et de mise en
oeuvre d’une nouvelle gouvernance écologique. La
France a non seulement rattrapé son retard mais également
pris de l’avance par rapport aux autres pays.
PLM: Une loi Grenelle 3 est-elle nécessaire?
J.-L. B. : Le Grenelle Environnement est un véritable « monument législatif » avec plus de 350 heures de
débat en séance publique, l’examen de 453 articles et
le vote de cinq lois, en tenant compte de la loi sur la
responsabilité environnementale, de la loi OGM et de
la loi sur l’organisation des transports ferroviaires…
La priorité aujourd’hui est surtout d’accompagner l’application
du Grenelle Environnement, notamment sur
l’ensemble de nos territoires, afin que tous les Français
puissent bénéficier des fruits de la croissance et de
l’économie verte.
Pour autant, le Grenelle Environnement est une
méthode de concertation profondément dynamique
qui s’inscrit dans la durée.
PLM: Les trames vertes et bleues ne risquent-elles
pas de rendre toute la montagne inconstructible?
J.-L. B. : L’objectif de la trame verte et bleue est de
créer des « corridors écologiques » afin de permettre
aux espèces de circuler librement entre deux espaces
protégés. Nous sommes en train d’élaborer, avec l’ensemble
des élus locaux, des schémas de cohérence écologique pour définir avec précision les zones
concernées au niveau de chaque territoire.
Il ne s’agit pas de rendre toute la montagne inconstructible
mais de mieux tenir compte de la biodiversité au sein des documents d’urbanisme.
PLM: Etes-vous favorable, à travers les dotations de
l’Etat, à la rémunération des territoires en fonction
de leur qualité environnementale?
J.-L. B. : Je rappelle que l’engagement numéro 171 du
Grenelle Environnement, repris à l’article 51 de la loi
Grenelle 1, prévoit la création d’une conférence des élus afin d’étudier la possibilité d’introduire des critères
environnementaux dans le calcul de la dotation
globale de fonctionnement.
Pour ne pas multiplier les enceintes, je serais plutôt
favorable à ce que cette question soit abordée au sein
de la Conférence nationale des élus, créée par le Premier
ministre en 2007.
Bien évidemment, il appartient aux élus, et notamment
aux élus de montagne, de faire des propositions
afin de nourrir les futurs débats. |
| Lois montagne et littoral se chevauchent à nouveau |
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Concernant les plans d’eau intérieurs de plus de 1000 hectares,
l’article 187 de la loi relative au développement des territoires (DTR)
avait ouvert la possibilité, par un décret du Conseil d’Etat, de distinguer
les espaces où devait s’appliquer soit la loi
montagne, soit la loi littoral, pour
ce qui est de la seule règle
de constructibilité des rives, en phase
avec le souhait des élus de montagne.
La loi Grenelle 2 vient de supprimer cette
disposition qui figurait au second alinéa
de l’article L145-1 du code de l’urbanisme,
ce qui pose la question des modalités à arrêter pour empêcher une régression par
rapport aux assouplissements qui avaient été obtenus avec la loi DTR de 2005. |
| Promotion des modes de transports durables |
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En matière de transports, la disposition la plus spécifiquement montagne
est celle de l’article 13 du Grenelle 1 qui dispose que « l’Etat encouragera également le transport par câble ».
Au-delà, le développement des transports
publics est globalement soutenu, notamment
en recourant à l’intermodalité et aux circulations
douces. Ainsi, la procédure d’expropriation
d’extrême urgence est étendue aux projets de
transports en commun en site propre (article 53
du Grenelle 2), et les autorités organisatrices
de transports urbains pourront instaurer une taxe
forfaitaire sur la plus-value des immeubles
et terrains liée à la construction de nouvelles
infrastructures (article 64 du Grenelle 2).
Enfin, signalons le rétablissement in fine (en commission
mixte paritaire) de la possibilité d’expérimenter les péages
urbains, de même que l’obligation pour les nouveaux « ensembles
d’habitations » de prévoir un raccordement pour la mise en charge
des voitures électriques et des emplacements de stationnement sécurisé pour les vélos (article 57 du Grenelle 2). |
| Nouvelle approche du risque d'inondation |
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Dans la continuation du renforcement de la politique de prévention des risques
naturels annoncé par l’article 44 de la loi Grenelle 1, l’article 221
de la loi Grenelle 2 introduit un nouveau chapitre
dans le code de l’environnement
(articles L.556-1 à 13) consacré à l’évaluation et à la gestion
des risques d’inondation.
Cette stratégie établie au
niveau national est ensuite
déclinée sur le plan localà l’échelon de chaque bassin.
Sur cette base, des plans
de gestion des risques
d’inondation seront définis,
auxquels les plans de
prévention des risques (PPR)
inondation devront ensuite
se conformer.
Par ailleurs, un nouvel
article L.562-8-1 du code de
l’environnement fixe des
obligations de conception et d’entretien
des digues et autres ouvrages de prévention
des inondations, installant de cette manière
un nouveau régime de responsabilité. |
| Moins de déchets, plus de recyclage |
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L’article 46 de la loi Grenelle 1, très détaillé, annonce une nouvelle stratégie
en matière de déchets, en commençant par fixer un objectif de réduction du
volume produit par habitant de 7 % par an jusqu’en 2014, et un effort
substantiel en faveur du recyclage.
L’article 195 de la loi Grenelle 2 autorise les collectivités à expérimenter une
part variable dans la taxe, ou la redevance d’enlèvement des ordures ménagères,
tenant compte du poids ou du volume de déchets produit par foyer. |
| TRIBUNE LIBRE À THIERRY REPENTIN |
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«Une évolution en demi-teinte»
« Force est de constater, au vu des résultats atteints au
lendemain du vote de la loi Grenelle 2, qu’une forte
déperdition d’énergie s’est produite entre le consensus
particulièrement massif exprimé par l’Etat et l’ensemble
des représentants de la société civile lors des conclusions
du Grenelle de l’environnement, en octobre 2007,
puis le vote à l’unanimité de la loi Grenelle 1, en
août 2009, et le résultat bricolé et polémique de la loi
Grenelle 2.
Car au regard des ambitions initialement affichées, certains
résultats peuvent décevoir, notamment en matière
de réglementation des substances dangereuses ou
encore d’encadrement du développement des énergies
renouvelables (qu’explique sans doute l’échec du Sommet
de Copenhague conjugué à la crise internationale).
Néanmoins, le plan bâtiment-énergie constitue une
avancée notable pour une amélioration globale et durable
de toutes les composantes du parc immobilier français
existant, propriétaires privés, propriétaires institutionnels
et bailleurs sociaux, et afin de permettre aux
collectivités d’acquérir la maîtrise de leur foncier.
J’en veux pour exemple la convention signée le 3 juillet
entre l’Etablissement public foncier local (EPFL) de la
Savoie, que je préside, et la Caisse des dépôts et consignations – pour un montant de 15 millions d’euros –,
qui permettra à l’EPFL de la Savoie de renforcer sa dynamique
d’acquisition foncière, notamment dans une
perspective de développement économique et d’édification
de logements pour tous, avec la mise en place de
prêts bonifiés “Ecoquartier”.
Espérons que les moyens soient au rendez-vous et que
l’exemple puisse être suivi de beaucoup d’autres dans
ce domaine.» |
| Les trames vertes et bleues s’ajoutent au droit de l’urbanisme |
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Instituées par les articles 23 et 24 de la loi Grenelle
1, les trames vertes et bleues devront se
mettre en place d’ici 2012, en association avec
les collectivités et les acteurs concernés.
Le but des trames vertes et bleues est d’assurer
la continuité territoriale pour la biodiversité présente dans les espaces naturels (trame
verte) et le long des cours d’eau (trame bleue).
Elles seront prises en compte notamment dans
les documents d’urbanisme – schéma de cohérence
territoriale (SCOT) et plan local d'urbanisme
(PLU) –, et autres schémas
d’aménagement, notamment les schémas
directeurs d’aménagement et de
gestion des eaux (SDAGE).
L’article 121 du Grenelle 2 précise que la
trame verte est constituée de trois éléments:
les espaces faisant déjà l’objet
d’une protection, des corridors écologiques « des espaces naturels ou semi-naturels ainsi que des formations végétales
linéaires ou ponctuelles, permettant de (les)
relier (entre eux) », et une bande enherbée de
5 mètres le long des rivières et plans d’eau.
Un nouvel article L.371-2 du code de l’environnement
(introduit par l’article 121 du Grenelle
2) déclare compatibles les grandes
infrastructures linéaires de l’Etat, telles qu’auto
routes et trains à grande vitesse (TGV), avec
les trames vertes et bleues, qui devront par
conséquent en tenir compte.
Leur méthode d’élaboration reproduisant pratiquement à l’identique celle utilisée pour le
réseau Natura 2000, tout semble avoir été minutieusement conçu (excepté peut-être un
calendrier un peu bref) pour que la mise en
place de cet outil se fasse sans heurt. Mais la
question d’une éventuelle prise en compte par
l’Etat de la qualité des espaces constitutifs des
trames vertes et bleues dans le calcul des dotations
accordées aux collectivités reste ouverte. |
| Des directives territoriales non opposables |
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L’article 13 de la loi Grenelle 2 institue un nouveau chapitre
dans le code de l’urbanisme (articles L.113-1 à L.113-6)
créant une nouvelle catégorie de document d’urbanisme: la
directive territoriale d’aménagement et de développement
durable. A la différence des directives territoriales d’aménagement
qu’avait instaurées la loi d’orientation pour l’aménagement
et le développement du territoire de février 1995,
elles ne seront pas opposables aux tiers et serviront principalement
comme cadre de référence à l’Etat pour identifier
les projets d’intérêt général, c’est-à-dire les projets d’aménagement
indispensables au développement du territoire
concerné tels que l’encadre la directive. |
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