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Sommaire du PLM 207
Dossier "Services publics"
| Deux décrets d’application précisent la loi relative à la lutte contre la fracture numérique |
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Deux décrets d’application de la loi du 17 décembre
2009, très attendus, viennent d’être publiés.
Le premier précise la composition de la Commission
départementale de transition vers la
télévision numérique et le second fixe le montant
de la compensation financière versée par
l’Etat aux collectivités locales souhaitant numériser
un émetteur non retenu parmi les 1626
sites métropolitains. |
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Le décret n° 2010-670 du 18 juin 2010 relatifà la composition des commissions de transition
vers la télévision numérique a été publié au
Journal officiel du 20 juin. Ces commissions,
présidées par le préfet du département, sont
composées de trois représentants des services
déconcentrés de l’Etat, de cinq représentants
des collectivités territoriales (trois conseillers
municipaux et deux conseillers généraux),
d’un représentant du Conseil supérieur de
l’audiovisuel (CSA) et d’un
représentant du groupement
d’intérêt économique (GIP)
France Télé Numérique.
Les trois conseillers municipaux
sont désignés par le
président de l’association des
maires du département. Les
deux élus du conseil général
le sont par le président du
conseil général.
Les membres de la commission sont nommés
par arrêté du préfet pour une durée de deux
ans renouvelable, à l’exception des représentants
du CSA et du GIP France Télé Numérique qui sont désignés par leurs présidents
respectifs.
Cette commission se réunit au moins
une fois avant l’extinction
des services de télévision
diffusés par voie hertzienne
terrestre en mode analogique
dans la collectivité en cause.
Le décret n° 2010-706 du
29 juin 2010 traite de la compensation
financière versée par
l’Etat aux collectivités
territoriales ayant
mis en oeuvre toute
solution permettant
d’assurer la continuité de la réception
des services de télévision
en clair après
l’extinction de leur
diffusion par voie
hertzienne terrestre en mode analogique.
Les collectivités locales, qui mettront
en place une solution technique
au moins deux mois avant
la date d’extinction de la télévision
en mode analogique, percevront
une contribution de
100 euros, multipliée par le
nombre de foyers couverts par
cette solution, dans la limite de 80% des dépenses d’investissement.
Le CSA, dans son avis relatif au décret,
demande que l’interprétation de la notion d’investissement
soit stricte, et qu’en particulier les
dépenses de location de longue durée de
pylônes ne puissent pas être prises en compte
dans l’assiette de ce calcul. |
| De l’eau au menu du rapport annuel du Conseil d’Etat |
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Le Conseil d’Etat a présenté le 4 juin 2010 son
rapport public annuel consacré à «L’eau et son
droit». La Haute Juridiction s’attache ainsià un sujet qui intéresse au premier plan les
collectivités territoriales, comme le rappelle
l’actualité (tempête Xynthia, inondations et
coulées de boue dans le Var) ou les projets de
réforme en cours touchant au domaine de l’eau
(loi Grenelle 2, plans d’accompagnement du
Grenelle 1, ouverture prochaine des concessions
hydroélectriques à la concurrence…).
Ce rapport établit un panorama des utilisations
de la ressource et dresse un état des lieux des
différentes sources du droit applicable, de l’organisation, de la gestion, du financement et de
la gouvernance, faisant ressortir la surabondance
des textes et des organismes chargés de
la gestion de l’eau.
Sont en particulier abordés le rôle accru des
collectivités territoriales (au premier chef celui
des communes en matière de distribution
d’eau potable et d’assainissement), la montée
en puissance de l’intercommunalité avec des
régimes dissemblables et l’enchevêtrement des
compétences qui en résulte.
Le rapport attire l’attention sur l’insuffisant
renouvellement des infrastructures, spécialement
dans le domaine de l’assainissement. Des
efforts sont également à faire s’agissant du taux
de perte des réseaux d’alimentation en eau
potable et des normes techniques de dimensionnement
des réseaux de collecte des eaux
pluviales ou d’assainissement.
Le rapport encourage l’adoption d’une tarification
sociale de l’eau, la réversibilité entre les
modes de gestion et invite le gouvernement
ainsi que le Parlement à éliminer les différences
injustifiées de législation, de manière à ménager
un choix libre et éclairé par les collectivités
territoriales, entre gestion en régie et gestion
déléguée. Enfin, sont recensées les nouvelles
préoccupations internationales et leurs incidences
sur le modèle français de gestion intégrée
de l’eau par bassin versant (nouveaux polluants,
lutte contre le gaspillage, risques accrus
de sécheresse et d’inondations, continuité écologique
et préservation de la biodiversité…).
Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil
d’Etat, invite l’Etat, dans son éditorial, à ne pas
se désengager : «Tout en laissant la gestion
du petit cycle de l’eau aux collectivités territoriales
qui s’en acquittent plutôt bien, il lui
revient de se saisir de la gestion de son grand
cycle et de l’organiser. » |
| Les zones de revitalisation rurale en question au sénat |
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Le 15 juin, à l’occasion d’une question orale sans débat, Jacques
Blanc, sénateur de la Lozère, a interrogé Michel Mercier,
ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire,
sur l’avenir des zones de revitalisation rurale (ZRR).
Il a souhaité connaître les intentions du gouvernement en
la matière et savoir si une réforme de la cartographie des ZRR était en préparation. En réponse, le ministre a estimé que ce
dispositif est particulièrement utile dans les territoires les moins
peuplés, comme les zones de montagne. Les allégements
de charges se sont élevés à 511 millions d’euros en 2008.
Il a aussi précisé que le dispositif en faveur de la création
d’entreprises sera poursuivi. La durée du bénéfice de
l’exonération fiscale sera fixée à huit ans et concernera les
entreprises de moins de dix salariés. Cette modification s’inscrit
dans le projet de loi de finances pour 2011. Le dispositif sera élargi aux transmissions-reprises d’entreprises. Enfin, le ministre
a annoncé qu’il proposera, avant la fin de l’année, les évolutions relatives aux critères de zonage en ZRR rendues
nécessaires par les derniers recensements. Il a conclu ses propos
en précisant que « ce travail, qui débutera en septembre,
sera conduit en étroite collaboration avec le Parlement qui
décidera in fine, et avec l’ANEM qui connaît bien le sujet ». |
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