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Sommaire du PLM 207
Dossier "Agriculture"
| Les campagnols et les parlementaires |
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Le campagnol terrestre, ou
rat taupier, a été l’un des
sujets sur lesquels les parlementaires
de montagne
se sont mobilisés dans
le débat sur le projet de loi
de modernisation de l’agriculture.
Leur objectif était
de faire reconnaître cette
espèce invasive comme éligible à une indemnisation. |
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Reconnus comme nuisibles,
les campagnols terrestres
ravagent les prairies des
zones de moyenne montagne
(Cantal, Haute-Loire,
Jura…) de façon cyclique,
pareillement aux criquets
pèlerins.
Leur capacité de nuisance est liée à une reproduction
surprenante: un seul couple peut être à l’origine de 100 à 200 campagnols en
quelques mois seulement. Et lorsque l’on sait
qu’un seul campagnol entraîne une perte allant
de 6 à 10 kg de foin par an, provoquant un
manque à gagner pouvant atteindre 10000à 25000 euros par exploitation – ce qui représente
plus de la moitié du fourrage autoproduit –, il y a lieu de prendre des dispositions.
Ce fléau récurrent se manifeste selon un cycle
moyen de trois années, et les moyens d’éradiquer
efficacement ces invasions ont leurs
limites. En effet, seuls sont efficaces l’empoisonnement
de ces animaux par un anticoagulant
(bromadiolone), désormais interdit, ou
bien la destruction de leur réseau de galeries
souterraines très dense. Mais le retournement
des prairies permanentes n’est en principe pas
autorisé par la réglementation communautaire,
qui en fait une condition suspensive du versement
de la prime à l’herbe…
Pour cette raison, les parlementaires de montagne,
lors du débat à l’Assemblée sur le projet
de loi de modernisation de l’agriculture et de la
pêche, ont voulu faire couvrir les dommages
provoqués par les campagnols terrestres par le
nouveau fonds de gestion des risques en agriculture,
qui remplacerait le fonds national de
garantie des calamités agricoles. Ils l’ont
défendu tant en commission qu’en séance, afin
d’insister sur le péril encouru par les exploitations.
Le ministre Bruno Le Maire a d’abord fait
valoir (en commission) que couvrir ce type de
dégâts serait trop onéreux, puis il s’est ralliéà l’idée de confier le sujet au Conseil général de
l’alimentation, de l’agriculture et des espaces
ruraux, qui pourrait proposer des solutions réalistes
et satisfaisantes. A suivre… |
| Le président de la République dans une ferme de l’Aveyron |
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Le 1er juillet, Nicolas Sarkozy a consacré une
grande partie de sa journée à l’agriculture de
montagne en se rendant dans le département
de l’Aveyron, à la limite du Cantal.
Le président de la République était accompagné du ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture
et de la Pêche, Bruno Le Maire, ainsi
que du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux
(la visite d’une caserne de gendarmerie figurait
aussi au programme de cette journée).
Après être allé visiter une ferme à Brommat,
où les productions du terroir local lui ont été présentées, Nicolas Sarkozy a rencontré longuement,
pour une séance de travail, une délégation
de jeunes exploitants agricoles.
Ces derniers lui ont exposé leurs difficultés,
découlant de crises successives (fièvre catarrhale,
chute des cours du lait), qui entament
de façon inquiétante leurs revenus: -35 % en
moyenne en 2009, après -23 % en 2008.
Ils redoutent que leur métier ne résiste pas à la
baisse annoncée de près de 40 % du nombre
d’exploitants dans les années à venir.
En retour, le Président a eu plusieurs déclarations
engageantes, témoignant
tout l’intérêt qu’il
porte à l’agriculture en montagne.
Ainsi, il a annoncé que la somme de 350 millions
d’euros serait « sanctuarisée » dans le budget 2011, afin d’aider les
jeunes agriculteurs à s’installer.
En ce qui concerne la grande distribution, il
s’est voulu rassurant en affirmant que « l’on
obligera les enseignes de la grande distribution à réduire leurs marges et si elles ne le font pas,
on les taxera et on reversera, sous une forme
sur laquelle on est en train de discuter, le produit
de cette taxe ».
Il a également réaffirmé son attachement déterminé aux aides spécifiques à l’agriculture de
montagne: « L’indemnité compensatoire de
handicap naturel, je l’ai revalorisée, depuis que
je suis président, de 560 millions d’euros! On
ne peut pas dire que je m’en moque!» Le projet de loi de modernisation de l’agriculture
et de la pêche, ainsi que celui de la loi de
finances pour 2011, permettront donc de vérifier
ces engagements. |
| Neuf minutes pour s'informer sur les chiens de protection |
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Ce court-métrage a été réalisé en concertation
avec les organisations
professionnelles
spécialisées dans le cadre
du plan national d’actions
sur le loup 2008-2012.
Destiné à l’information
du grand public, il veut
faire comprendre que les
chiens de protection
ne sont ni des animaux de
compagnie, ni de simples
chiens de conduite,
et enseigne les bons
comportements à adopter à leur contact.
Expliquant pourquoi et
comment ce type d’animal
défend un troupeau contre
toute intrusion, le film
montre également,
en suivant ces chiens
dans leur travail au fil
des saisons, quels sont les
enjeux du pastoralisme.
On peut se procurer ce
document sous forme de
DVD ou de vidéo compact
disc auprès du ministère
de l’Ecologie. |
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