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| Numérisation des territoires |
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Sommaire du PLM 204
| 18 milliards d'euros pour une couverture THD intégrale |
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La mobilisation générale pour le très
haut débit est lancée, prenant la forme
d’annonces gouvernementales avec,
comme point d’orgue, le discours de clôture
des Assises des territoires rurauxà Morée, près de Vendôme, le 9 février.
18 milliards d’euros de fonds publics
devraient lui être consacrés d’ici 2025. |
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Le président de la République a annoncé le
9 février, à Morée, dans le Loir-et-Cher, l’objectif
que 100 % des Français auront accès au
très haut débit (THD) en 2025, avec un palier
intermédiaire de 70 % en 2020.
Ce schéma s’appuie notamment sur un rapport
d’étude pour le déploiement des réseaux THD
sur l’ensemble du territoire, commandé à la
Délégation interministérielleà l'aménagement du territoire
(DATAR).
L’étude présente les scénarios
de déploiement généralisé du
très haut débit, ainsi que les
investissements nécessaires, et
ouvre des pistes de réflexion sur
les modalités de financement.
Elle part du grave constat que sans appui
public, seulement 25 % à 40 % de la population
aura accès au très haut débit fin 2014.
Le coût du passage au THD est en outre estimé à 35 milliards d’euros.
Une solution, deux foismoins chère, permettrait
d’atteindre 80 % de la population en FTTH
(fibre jusqu’au domicile) avec 6 milliards d’euros
de fonds publics. Entre la solution qui
consiste à couvrir 100 % de la population en
FTTH et un scénario a minima délaissant 20%
de celle-ci, une hypothèse intermédiaire offre
de couvrir le territoire aumeilleur coût, en combinant
les technologies optiques et hertziennes.
Pour ce scénario, le besoin de financement
public atteint 8 milliards d’euros, sur un total
de 18. Défendu par le ministre de l'Espace
rural et de l'Aménagement du territoire,Michel
Mercier, ce déploiement devra se faire simultanément
en milieu rural et
en milieu urbain, et non
avec un phasage chronologique
des zones les plus
denses vers les plus isolées,
comme ce fut redouté un
temps par les élus.
Le soutien de l’Etat pourrait
prendre différentes formes : prêts bonifiés,
garanties d’emprunt ou apports en capital
pour faciliter le déploiement des opérateurs
privés. Un des deux milliards d’euros prévus
pour les infrastructures numériques dans le
cadre du grand emprunt y serait consacré. Le
second milliard serait utilisé, avec 250 millions
déjà fléchés sur les solutions satellitaires
(projet MégaSat).
La pérennisation du fonds numérique, créé dans le cadre de la loi Pintat, conditionnera la réussite de ce plan ambitieux. Le sénateur Hervé Maurey a été mandaté par le Premier ministre pour travailler sur le financement du très haut débit. Il devra rendre ses conclusions d’ici l’été. Enfin, un Comité interministériel pour l’aménagement et le développement du territoire se réunira très prochainement. |
| Quelles solutions pour accéder au très haut débit en montagne ? |
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Dans les zones les plus reculées (750000 habitants),
l’idée même de déployer un réseau de fibre optique
est écartée au nom de la rationalité économique
et des principes de bonne gestion des fonds publics.
Ces zones, qui se situent dans les milieux
ruraux les plus enclavés ou en région de montagne,
ne doivent pas pour autant être écartées de l’offre
en très haut débit. Au contraire, leur développement
harmonieux passera par leur irrigation en réseau
numérique à large bande passante. Si la fibre optique
ne peut être retenue, le principe de neutralité et
d’équivalence technologique commande de recourir à d’autres procédés techniques pour fournir
des débits équivalents.
Pour y parvenir, une optimisation de la puissance
des satellites existants est recherchée. Le coût total
du projet pour apporter le très haut débit serait
de 500 millions, dont une moitié financée sur fonds
publics. Le projet MegaSat, porté par le Centre national
d’études spatiales (CNES), veut fournir une connexion
Internet avec un débit de 50, voire 100 mégabits
par seconde aux 750000 foyers en zones blanches.
L’objectif de couverture est de 70 % de la population
nationale couverte en très haut débit d’ici 2020. |
| Motion adoptée au 25ème congrès de l'ANEM |
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Les élus de la montagne considèrent que les pylônes
assurant aujourd’hui une couverture en télévision
analogique de la population française ont vocation à servir
de base au maillage de tout le territoire pour avoir accèsà l’Internet haut débit et très haut débit par voie hertzienne
terrestre. La libération des fréquences, entraînée par la
mutation technologique (dividende numérique), doit
prioritairement être mise au profit d’une véritable politique
d’aménagement du territoire en faisant accéder de façon
immédiate aux techniques de l’information et de la
communication les zones les plus reculées
et donc les plus fragiles. |
| Questions à Josette DURRIEU, présidente du conseil général et sénatrice des Hautes-Pyrénées |
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PLM: Pourquoi avoir signé un partenariat publicprivé haut débit pour
tous?
Josette Durrieu: Ce
choix a été guidé par
une volonté ambitieuse de
structurer le territoire
pour l’avenir
mais aussi en écho à la forte
demande
de la
population.
D’un côté,
les habitants
de ce département rural de montagne ont joué un rôle moteur en estimant anormal que 288
des 474 communes des Hautes-Pyrénées ne sont
pas couvertes en haut débit. D’un autre côté,
je pense que la reconstitution d’un tissu industriel
constitué de PME innovantes passe
inévitablement par le haut et le très haut débit.
Mon objectif est de favoriser l’attractivité et le
développement économique du département.
PLM: Comment les communes des Hautes-Pyrénées accéderont-elles à l’Internet
haut débit et très haut débit?
J.D.: L’objectif imposé est de desservir
100 % de la population départementale
(soit 122500 lignes) et 100 % du territoire en
moins de vingt et un mois, c’est-à-dire
avant novembre 2011. Déjà, d’ici à douze mois,
78 % des zones blanches auront été résorbées et la totalité des zones d’activité et des sites d’intérêt départemental couverts.
Ce projet volontariste permettra de couvrir
l’intégralité des 474 communes en offrant un
réseau haut débit d’au moins 2 mégabits
et à très haut débit jusqu’à 100 mégabits et plus.
Trois supports technologiques ont été retenus:
la fibre optique pour 91,4 % des lignes, le Wimax
(infrastructure hertzienne) pour 7,3 % des lignes,
et le satellite pour 1,3 %.
Pour mener ce chantier colossal, le département
s’est associé avec Axione, membre du
groupe ETDE, filiale de Bouygues Construction.
Cette entreprise, leader sur le secteur de
l’aménagement numérique des territoires,
va déployer un réseau de fibre optique
de 364 kilomètres.
PLM: Cette initiative du conseil général
contre la fracture numérique est-elle guidée
par la solidarité territoriale?
J.D.: La résorption de la fracture numérique est
un enjeu majeur pour l’attractivité d’un
département rural et de montagne. Ce projet
ambitieux est vecteur de solidarité et d’équité territoriale puisque c’est le conseil général
qui le finance intégralement pour un montant
global de 109 millions d’euros hors taxes.
L’échelon d’intervention évident eut été sans
doute la région Midi-Pyrénées qui dispose
d’une vision stratégique sur les grandes politiques
publiques. Cependant, elle n’a pas la capacité financière suffisante pour prendre en charge
les projets des huit conseils généraux qui la
composent. C’est pourquoi j’ai décidé d’engager
les Hautes-Pyrénées dans cette opération
d’aménagement numérique du territoire, tout en
recherchant des soutiens financiers auprès
de l’Etat et de l’Europe. Je reste persuadée que
l’avenir du département, véritable territoire
de pertinence, passera par la reconquête des
espaces ruraux. Le haut débit pour tous
sera l’une des clés pour y parvenir! |
| La France et l'Europe s'engagent en faveur du haut débit pour tous |
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Selon le plan France
numérique 2012, qui a
pour ambition de rendre
accessible tout le territoire à l’Internet haut débit,
l’accès à Internet est
devenu une condition
essentielle d’ouvertureà l’information, à l’éducation,
aux loisirs et aux services
administratifs.
Aujourd’hui, plus d’un
million de Français restent
durablement exclus de la
société de l’information. Pour encourager les
opérateurs à proposer sur le territoire métropolitain
des offres d’accès à l’Internet haut
débit, le gouvernement met en oeuvre un label « haut débit pour tous ».
Ce label est appliqué aux offres respectant un
cahier des charges (disponibilité sur la totalité d’un territoire, débit minimum, 35 € par mois
matériel compris…). Il permet donc aux Français
résidant en métropole d’identifier, dans
leur département, des offres accessiblesà conditions tarifaires valables sur la totalité du
territoire.
Au plan européen, l’Internet haut débit doit être abordable pour tous les citoyens de
l’Union européenne d’ici à 2013 selon Jean-François Istasse, rapporteur du projet d’avis sur
le dividende numérique et l’Internet du futur,
adopté le 4 mars par le Comité des régions. Ce
projet rappelle que l’accès à des connexions de
qualité et à un prix raisonnable peut non seulement
accélérer la reprise économique mais également améliorer l’accès aux services fournis
par les collectivités territoriales.
Selon le rapporteur du projet, l’utilisation du
dividende numérique permettrait le développement
de services d’administration électronique
et compenserait aussi les inconvénients
liés à l’éloignement des zones rurales. |
| Repères : les avantages de l'internet à très haut débit |
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Pour les entreprises : Le très haut débit garantit
des accès Internet à de nombreux utilisateurs
sans perte de débit, offrant alors des possibilités
de développement de nouveaux services.
Il permet aussi de mettre en oeuvre des services de
visioconférence avec une excellente qualité.
Pour les particuliers : Le très haut débit permet la
simultanéité des usages, un atout intéressant dans le
cercle familial si plusieurs personnes sont connectées
au même moment. Il offre des services tels que
le chargement et l’affichage
instantanés des images, plus
de vidéos en haute définition,
ainsi que des transferts de
fichiers volumineux (images,
films) dans des délais très courts, sans
que l’utilisateur ne subisse de variation de vitesse.
L’ensemble de ces services en THD représente un saut
quantitatif et qualitatif très substantiel par rapport à ceux offerts par le haut débit, plus limité. |
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