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Sommaire du PLM 204
Dossier "Europe"
| Le comité des régions favorable à des critères d'aménagement pour identifier l'agriculture en difficulté |
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Le Comité des régions a rendu le 11 février un
avis sur « l’aide aux agriculteurs établis dans les
zones à handicaps naturels ». Tout en approuvant
une approche plus physique du handicap
territorial, le texte plaide pour que des critères
géographiques et d’aménagement du territoire
viennent la compléter.
L’avis du Comité des régions, dont était rapporteur
Luis Dürnwalder, vice-président de la
Région Trentin-Haut-Adige (Italie), formule un
certain nombre d’observations appréciables sur
la communication de la Commission concernant
la révision de la définition des zones agricoles
défavorisées («PLM» N°203,mars 2010).
Il rappelle d’abord avec énergie que la politique
d’aide aux agriculteurs des zones
défavorisées (31,2 % de la superficie
agricole utile en 2005) reste « capitale ». En effet, celle-ci maintient
la présence des agriculteurs
sur le territoire où ils contribuent
au maintien du tissu social, à l’entretien
des paysages et à la préservation
de l’environnement. Celaà un moment où il est essentiel de
conserver la capacité de production de l’Union,
notamment au regard des inquiétudes que suscite
le changement climatique pour l’agriculture
d’autres parties du monde.
Il réaffirme que la compensation du handicap
naturel n’est pas assimilable à une aide agroenvironnementale,
même si les bénéficiaires
peuvent souvent être des relais pertinents pour
la réalisation d’objectifs environnementaux.
Approuvant globalement le parti pris de la
communication de la Commission de n’identifier à l’avenir les zones agricoles défavorisées
qu’avec des critères biophysiques, l’avis suggère
deux critères complémentaires aux huit
déjà proposés. L’un indiquerait l’aptitude de la
terre à être travaillée au travers du nombre de
jours où son humidité atteint 100%, l’autre, la
part de prairies permanentes.
Par ailleurs, l’un des principaux apports de
l’avis au débat est de proposer de recourirà des critères géographiques et d’aménagement
du territoire, tels que l’isolement, l’accès aux
infrastructures ou la fragilité d’écosystèmes
spécifiques, pour le classement de territoires
soumis à un seul handicap naturel.
L’avis préconise également une approche la
plus fine possible des réalités territoriales
(qui irait jusqu’au niveau
des lieux-dits ou de la parcelle,
mais cela se heurte à une limite de
faisabilité…). Il met ainsi en doute
la pertinence d’un seuil de 66 %
de la surface agricole utile (SAU)
répondant aux critères pour être éligible…
Tout en reconnaissant l’utilité pour les Etats membres de pouvoir recourirà des ajustements au travers d’indicateurs de
production appropriés, tels que le chargement
en unité de gros bétail (UGB) par hectare,
l’avis du Comité des régions considère qu’afin
d’éviter les divergences, l’échelon communautaire est le niveau de subsidiarité le plus
pertinent pour décider des critères de classement
des futures zones agricoles défavorisées.
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| Première réunion du groupe territoires spécifiques |
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Suite à son approbation officielle, l’intergroupe
parlementaire consacré aux territoires spécifiques (montagne, îles et régions à faible densité de population) a tenu
sa première réunion le 24 février au Parlement européen.
Cette réunion avait pour but de lancer les activités de
l’intergroupe, de fixer ses objectifs et de débattre de son
futur fonctionnement. Répondant à l’initiative conjointe
de son président, l’eurodéputé polonais Boguslaw Sonik,
et de ses deux vice-présidents pour la montagne
et les îles, respectivement le Français Jean-Pierre Audy,
et l’Ecossais Alyn Smith, d’autres parlementaires
européens sont venus exprimer leur soutien et leur intérêt
pour une future coopération.
Parmi eux, les Français François Alfonsi, Michel Dantin
et Maurice Ponga, les Italiens Herbert Dorfmann,
Pier Antonio Panzeri et Giancarlo Scotta, les Espagnols
Rosa Estaras Ferragut, Veronica Lope Fontagné et Teresa
Riera Madurell, la Polonaise Elzbieta Lukacijewska
et le Malte Edward Scicluna.
Au cours de la réunion animée par Nicolas Evrard,
secrétaire général de l’Association européenne des élus
de montagne (AEM), les associations représentant
les territoires spécifiques, telles que Euromontana,
la Commission des îles de la Conférence des régions
périphériques et maritimes (CRPM), Insuleur
(le réseau des chambres de commerce et d’industrie
insulaires de l’Union européenne) et le réseau scandinave
des régions à faible densité de population, ont présenté aux parlementaires les propositions d’organisation
et d’animation thématique de l’intergroupe.
La responsabilité du secrétariat exécutif revient à l’AEM,
qui sera ainsi en charge des contacts, de la coordination
et des initiatives concernant les enjeux politiques
stratégiques.
Ces idées ont reçu un accueil très favorable de la part
des députés européens présents et vont se concrétiser à l’occasion de réunions mensuelles, accompagnées par
une animation active et interactive grâce à des outils
de communication dédiés. |
| Le marché ne peut pas tout résoudre face aux crises agricoles |
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Le conseil Agriculture du 22 février a débattu de la gestion
des marchés et des crises dans le contexte de la future
politique agricole commune (PAC). Les ministres ont réfléchi à la manière de trouver un bon équilibre
entre une production répondant aux
besoins du marché, d’une part, et la
viabilité économique des activités
agricoles dans l’Union européenne,
d’autre part. La récente crise du lait
semble indiquer que le marché pourrait ne pas tout résoudre et que
les outils existants visant à stabiliser
les revenus des agriculteurs
demeurent indispensables.
Ces orientations semblent conforter
les travaux engagés récemment par
le ministère de l’Agriculture sur
l’amélioration de la gestion des
aléas économiques en agriculture
pour une meilleure organisation
des filières.
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