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Quelques jours après la présentation par le
Premier ministre du plan national de déploiement
de l’Internet à très haut débit (THD), le
président de la République, lors de la clôture
des Assises des territoires ruraux, a confirmé la
volonté du gouvernement d’en faire bénéficier
tous les Français d’ici quinze ans.
La Délégation interministérielle à l’aménagement
du territoire et à l’attractivité régionale
(DATAR) a publié récemment un rapport
d’étude sur le déploiement et le financement
du très haut débit pour tous. Cette étude,
confiée au cabinet Tactis, chiffre les investissements à 30 milliards d’euros pour une couverture
de 100%de la population en
fibre optique, et à 18 milliards
d’euros pour une couvertureà 80 % en fibre optique complétée
d’une couverture par les technologies
hertziennes très haut débit.
Ce document présente également
les différents mécanismes de
péréquation existant en France ainsi que
les pistes et les scénarios possibles pour l’alimentation
du fonds d’aménagement numérique
du territoire.
Cet objectif du « très haut débit pour tous» a été largement exprimé par les Français lors
des consultations départementales des Assises
des territoires ruraux. Mais le but annoncé de
couvrir le territoire en 2025 apparaît clairement
en deçà des demandes des élus de la montagne.
Chaque année d’écart entre les territoires
pèse lourd pour assurer la qualité des
services publics ou le maintien des emplois et
des entreprises.
Ce rapport présente ainsi des hypothèses très
contrastées, allant de 80 % de
couverture en fibre optique, 5 %
en simple « montée en débit sur
cuivre » et 15 % en solution hertzienne,
jusqu’à 100 % en fibre.
Les coûts sont très variables (de
18 à 30 milliards d’euros), comme
le sont les services, la pérennité et
la fiabilité des solutions techniques. Les technologies
alternatives à la fibre, et notamment le satellite, doivent être utilisées, en particulier
dans les zones peu denses, sans pour autant la
remplacer. L’étude de la DATAR conforte celle
qui avait été menée par les associations de collectivités,
en 2008, sur l’absolue nécessité d’une intervention publique, notamment pour
soutenir les projets dans les zones moins
denses, qui recoupent souvent les territoires de
montagne.
L’ANEMprend acte que les enjeux du très haut
débit devraient être de mieux en mieux pris en
compte, ainsi que la recherche des moyens
pour y parvenir. Néanmoins, on peut s’interroger
sur l’articulation entre le programme
national de déploiement du très haut débit, le
grand emprunt et la mission confiée au sénateur
Hervé Maurey, qui doit rendre ses conclusions
cet été.
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