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Réalistes, sans excès ni faiblesse
«Alors que nous nous rapprochons maintenant des élections
régionales des 14 et 21 mars, le feuilleton de la réforme des
collectivités locales suit son cours. Mais il semblerait enfin que
ce cours ne soit pas imperturbable. En fin de compte, il se
pourrait bien que les lignes puissent bouger, ce qui permettrait
de mettre un terme à bien des appréhensions. En inscrivant
dans la définition du conseiller territorial un lien explicite entre
mandat et territoire, les sénateurs ont fait reculer le spectre
de « l’élu hors sol ».
Grâce à leur investissement et leur constance, les montagnards
ne sont pas étrangers à cette avancée qu’il nous faut maintenant
consolider. Car plus que tout autre élu local, l’élu de montagne
est bien conscient que son mandat consiste avant toute
autre chose à représenter une population dont les intérêts se
heurtent quotidiennement aux réalités singulières d’un territoire.
En d’autres termes, il est primordial que l’élu de montagne
puisse conserver son identité… et ses racines.
Que ce principe soit reconnu comme l’un des fondements
intangibles de la démocratie locale, et nous pourrons alors
adhérer en toute confiance à une réforme des collectivités qui
cherche à en rationaliser le fonctionnement, pour les rendre
plus réactives aux attentes de nos concitoyens, plus efficaces
et plus économes.
Mais pour en arriver là, il faudra que nous soyons persévérants
et solidaires, et en votre nom, nous nous engageons à y consacrer
toute notre énergie.»
Vincent Descoeur, secrétaire général de l’ANEM, député du Cantal |
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