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Il faut reconnaître que les élus de la montagne ont été particulièrement préoccupés et mobilisés contre la perspective d’un « écran noir », pour 5%de la population, après l’extinction définitive du signal analogique le 30 novembre 2011. Certaines des craintes des élus de la montagne ont été dissipées puisque le texte comporte des avancées concernant le passage à la télévision numérique.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) sera désormais compétent pour assurer une couverture minimale de la population de chaque département, même si aucun chiffre n’a été fixé malgré plusieurs amendements déposés en ce sens. Les maires seront informés des émetteurs analogiques non numérisés et les départements et les régions disposeront de cartes au moins six mois avant la date d’extinction de la télévision analogique terrestre.
Le texte crée une commission de transition vers la télévision numérique, présidée par le préfet, avec participation des collectivités et du groupement d’intérêt public (GIP) France Télé Numérique, chargée d’identifier les zones blanches TNT et de formuler des recommandations pour une réception effective de la télévision numérique. Les députés ont également obtenu que l’Etat verse une compensation financière aux collectivités territoriales et à leurs groupements mettant en oeuvre toute solution permettant d’assurer la réception des services de télévision.
Un amendement soutenu par François Brottes, député de l’Isère, introduit un article 12 confiant au CSA le soin de présenter au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport sur la réception numérique dans les zones de montagne. L’objectif de cette disposition est que la transition vers le numérique s’effectue de la meilleure manière possible, en vérifiant si le dispositif général est adapté à la spécificité de ces territoires, sans faire appel aux finances publiques locales davantage dans les zones de montagne qu’ailleurs.
Enfin, tous les foyers situés en zones d’ombre hertzienne de la télévision numérique bénéficieront d’une aide à l’équipement satellitaire, attribuée sans condition de ressources, au nom du principe de l’équité territoriale. Cette avancée majeure pour les zones de montagne a été introduite dans la loi à l’article 11 par un amendement défendu par Vincent Descoeur, député du Cantal, au nom de l’Association. Il s’agit de la traduction législative de l’annonce faite par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, lors du 25e congrès de l’ANEM. Les élus de la montagne restent vigilants et lui ont demandé officiellement l’association étroite de l’ANEM à l’élaboration des décrets d’application de ce texte. |