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Sommaire du PLM 200
Dossier "Tourisme "
Neige de culture
Publication d’un rapport sensible |
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Le rapport « Neige de culture: état des lieux et impacts environnementaux - Note socioéconomique » qui avait été commandé par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’Etat à l’Ecologie, remis en juin, a été rendu public cet automne.
Ce rapport résume la prise en compte de l’ensemble de la problématique de l’enneigement artificiel dans la réglementation et permet de mettre à jour de nombreuses carences dans les pratiques et l’utilisation des ressources d’eau en montagne: « Ni les services de police de l’eau, ni les agences de l’eau ne disposent d’informations suffisantes sur les prélèvements dans la ressource alimentant les enneigeurs ou sur les volumes fournis par les réseaux de distribution d’eau potable.
La seule information annuelle significative provient d’ODIT-France, mais elle porte sur l’aval : l’eau transformée en neige, et non sur l’amont : les prélèvements sur la ressource ou la fourniture des réseaux d’eau potable (…) »
Un domaine skiable sur cinq est équipé
L’étude souligne par ailleurs que durant ces dernières années la production de neige artificielle a progressé de manière peu contrôlée, sans tenir compte des impacts sur les ressources en eau et les milieux aquatiques, ainsi que sur l’alimentation en eau potable.
Ce rapport ne remet pas en cause la neige de culture mais propose des recommandations qui paraissent de bon sens, par exemple : la sécurisation des retenues d’altitude, qui peuvent créer des risques sérieux pour la sécurité publique, ou bien la mise en place de contrats de haut bassin.
Selon une étude du Syndicat national des téléphériques de France (SNTF), 20 % des domaines skiables de l’Hexagone sont desservis par des installations d’enneigement artificiel. Dans les stations de moyenne montagne, elles constituent une garantie pour leur avenir. Les responsables de stations les considèrent comme des équipements indispensables pour garantir la rentabilisation de lourds investissements.
Après lecture du document officiel, la commission permanente du comité de massif des Pyrénées a exprimé quelques inquiétudes, tout particulièrement sur le cadre juridique des aides publiques limitées par les règles européennes, d’après les rédacteurs du rapport.
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ENTRETIEN AVEC PHILIPPE KASPI
«PLUS DE 160000 PROFESSIONNELS SOUSCRIVENT AUX CHÈQUES-VACANCES» |
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Le directeur général de l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), Philippe Kaspi, fait part à PLM de son optimisme quant aux perspectives de développement de la pratique du chèque-vacances.
PLM : Comment le chèque-vacances traverse-t-il la crise économique actuelle?
Philippe Kaspi : Plutôt bien. Au cours des dix premiers mois de l’année 2009, les commandes de chèques-vacances par les comités d’entreprises et les organismes sociaux des trois fonctions publiques ont progressé de 5,2 % malgréla crise économique. Les ressources de ces organismes étant liées à la masse salariale de l’année précédente, elles ont tendance à la stabilité. Surtout, on constate une progression de la pénétration du chèque-vacances dans de nouvelles entreprises ou collectivités territoriales et un recours accru à cette aide au départ en vacances, en réaction à la demande des salariés soucieux de maintenir leur capacité à partir ou à profiter de vacances de qualité. 3,2 millions de salariés en bénéficient chaque année.
Fin 2009, les commandes devraient atteindre près de 1,3milliard d’euros, soit un doublement depuis l’an 2000. Pour 2010, la progression devrait être soutenue par la loi du 22 juillet 2009 qui, en réformant les modalités du chèque-vacances dans les petites entreprises, devrait faciliter l’accès à ces aides pour les 8,5 millions de salariés travaillant dans une entreprise employant moins de cinquante salariés.
PLM : Quel en est l’impact pour les professionnels du tourisme?
P.K. : Au cours des douze derniers mois, le montant des chèques-vacances présentés à l’Agence nationale pour les chèques-vacances, en remboursement, a progressé de 7,4 %, soit plus que le volume d’émission. Cela provient d’une volonté des prestataires du tourisme d’accélérer leurs demandes de remboursement, probablement en liaison avec leur situation financière. Surtout, on constate une progression sensible des professionnels qui conventionnent avec l’ANCV. Ils sont aujourd’hui 160000.
Les dépenses d’hébergement représentent 31 % des utilisations de chèques-vacances, contre 28% pour les transports et 23 % pour la restauration. Plus loin, on trouve les loisirs sportifs (10 %) et la culture (3 %). Cela traduit la capacité du chèquevacances, par rapport à d’autres formes de soutien au départ en vacances, à profiter à tous les secteurs touristiques.
Globalement, le chèque-vacances irrigue largement le tourisme dans les territoires, notamment ceux de montagne, d’autant plus qu’un porteur de chèques-vacances dépense sur place quatre fois plus que la valeur des chèques qu’il utilise.
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