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La victoire du oui au second référendum irlandais le 2 octobre (avec 57 % des voix), puis l’accord dégagé par le Conseil européen sur les garanties à apporter à la République tchèque pour que son président accepte de promulguer la ratification de son pays, déjà votée depuis le 6mai, ont levé les ultimes obstacles qui s’y opposaient.
Le fonctionnement des institutions européennes va connaître de ce fait diverses modifications conséquentes dans leur fonctionnement, à commencer par la composi tion de la nouvelle Commission (Barroso II), dont l’équipe a été révélée le 27 novembre et que devrait valider le Parlement européen d’ici fin janvier (voir tableau ci-contre), après avoir auditionné chacun des futurs commissaires. Ceux-ci prendraient officiellement leurs fonctions le 1er février.
C’est également au titre de cette nouvelle organisation institutionnelle que lors du sommet extra - ordinaire qui s’est tenu le 19 novembre à Bruxelles, les chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union européenne ont désigné à l’unanimité le premier ministre belge, Herman Van Rompuy, pour le poste du président permanent du Conseil européen, et l’actuelle commissaire britannique au Commerce, la baronne Catherine Ashton, pour le poste de haut représentant aux Affaires extérieures.
Le Parlement européen, pour sa part, a adopté le 25 novembre les modifications nécessaires de son règlement intérieur pour le mettre en phase avec les pouvoirs renforcés que lui attribue le nouveau traité, notamment par l’extension du champ opérationnel de la codécision avec le Conseil, et aussi pour tenir compte de l’arrivée de dix-huit nouveaux députés (dont deux Français, venant s’ajouter aux soixante-douze préexistants). |