Association Nationale des Elus de la Montagne
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RÉFORME DES COLLECTIVITÉS LOCALES

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L'ANEM A 25 ANS

Sommaire du PLM 198

Président 2008/2010
HENRI NAYROU, Député de l’Ariège

« Le congrès de L’Argentière-la Bessée marquera le 25e anniversaire de la création de l’ANEM. Notre association s’est vite distinguée par l’originalité de la problématique transversale qu’elle défend, l’unité par-delà les clivages politiques de ses membres et le sérieux de ses travaux. Cet esprit s’est perpétué au fil du temps et des dirigeants qui passent. Et c’est précisément pour célébrer ce quart de siècle à la fois riche d’expériences et encore plein de promesses pour l’avenir, que PLM est allé demander à chacun des onze présidents qui m’ont précédé à la tête de l’Association, quel regard ils portent sur elle et quels souvenirs ils en gardent. Au bout de ce quart de siècle, deux faits retiennent mon attention : en premier lieu, l’esprit des pères fondateurs s’est transmis de façon intacte ; ensuite l’ANEM a su prospérer dans des proportions flatteuses sans jamais oublier d’où elle vient, de ces montagnes rudes et exigeantes mais attachantes et attrayantes. J’ai reçu ce témoin avec émotion et je le transmettrai l’an prochain à Vincent Descoeur avec la même ferveur mais aussi grâce à la constance de votre soutien. »


Président 2006/2008
MARTIAL SADDIER, Député de la Haute-Savoie

J’ai eu l’honneur d’occuper la place de secrétaire général de l’Association de 2004 à 2006, avant d’en prendre la présidence jusqu’en 2008. Durant ces quatre années, j’ai été très heureux d’être le porte-parole des élus de la montagne, quelle que soit leur appartenance politique.

«Le côté apolitique de l’ANEM constitue en effet sa particularité, mais surtout sa grande force, pour lui permettre de réunir le plus grand nombre d’élus autour d’une seule et unique cause: la défense et la promotion des territoires de montagne. L’Association est ainsi devenue l’interlocutrice privilégiée des montagnards et un acteur incontournable des pouvoirs publics, en amont de toutes décisions intéressant nos territoires. Nous pouvons être fiers du chemin accompli ensemble sur des sujets fondamentaux, tels le secours en montagne, les couloirs jaunes d’avalanche, la gestion des prédateurs ou encore la problématique du changement climatique dans nos territoires. La localisation du siège de l’ANEM, désormais à proximité de l’Assemblée nationale et du Sénat, nous permettra sans aucun doute d’asseoir encore la puissance de notre association. J’ai toute confiance en Henri Nayrou et Vincent Descoeur pour poursuivre ce travail difficile mais ô combien passionnant et essentiel ! »


Président 2004/2006
FRANCOIS BROTTES, Député de l’Isère

L’ANEM est une famille que l’on choisit, comme on choisit ses amis. C’est avant tout l’implication dans des territoires de coeur, même lorsque ce sont des territoires d’adoption.

«Les territoires de montagne ne supportent pas le cynisme ou l’hypocrisie, ils exigent un engagement sincère et durable, car l’enchaînement des saisons a des exigences que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. “Les gens de mon pays“, comme disait le poète, ont une conscience du “vivre ensemble“ qui sait encore s’inquiéter de son voisin qui est malade ou juste un peu fatigué. Lorsque j’ai assumé cette belle responsabilité de la présidence de l’Association, j’ai surtout appris la force que donnaient la sincérité et l’humilité des élus de la montagne, qui savent toujours se rassembler sur l’essentiel: le bonheur des gens de leur pays.»


Président 2002/2004
PIERRE JARLIER Sénateur du Cantal

Le 25e anniversaire sera d’abord une grande fête de famille, parce que nous sommes unis par le même attachement profond à l’identité de nos territoires de montagne et à notre culture de montagnards..

«Notre différence, nous la défendons ensemble avec persévérance dans un monde de plus en plus uniforme qui doit pourtant absolument laisser une place légitime à un développement durable et équitable de la montagne. Au cours de ces vingt-cinq ans, les élus ont su se mobiliser sans relâche, au-delà de leurs sensibilités, pour défendre cette juste cause. C’est cet esprit fraternel qui fait la force souvent enviée de l’ANEM, et chaque président en est le garant dans le jeu de l’alternance régulière qui anime la vie de l’Association. J’ai eu la chance de porter pour un temps la flamme de cette belle démarche et de vivre cette aventure humaine exaltante aux côtés d’élus engagés. Nous avons partagé ensemble la même passion. Grâce à cet engagement solidaire, au fil des ans, de nombreuses mesures en faveur de la montagne ont été obtenues. Mais à la veille de réformes profondes qui concerneront particulièrement nos collectivités et leurs finances locales, ce 25e anniversaire aura aussi une signification particulière: celle de notre capacité à nous retrouver très nombreux pour faire entendre la voix de la montagne.»


Président 2000/2002
JEAN-LOUIS IDIART Député de la Haute-Garonne

Gardienne de l’esprit de la loi montagne de 1985, l’ANEM est depuis vingtcinq ans un instrument efficace de promotion et de défense des intérêts des montagnards.

«Elle sait pour cela évoluer et faire avancer les réflexions sur notre perception de la réalité montagnarde et de la place de ces territoires dans la société, pour apporter des outils et des réponses aux problèmes qu’ils soulèvent. Au début des années 2000, l’Association opérait un tournant phare en menant de front des actions portant sur le droit de l’urbanisme, la prise en compte de la spécificité montagne dans l’application des fonds structurels, et l’organisation de manifestations qui firent date, qu’il s’agisse des rencontres nationales de la montagne de Gap ouvrant le chantier de la modernisation de la loi montagne initiale, ou de la première réunion de l’Association des populations de montagne du monde à Quito.»


Président 1998/2000
MICHEL BOUVARD Député de la Savoie

L’ANEM est la maison commune des montagnards en ce sens que c’est d’abord la seule association d’élus qui regroupe des élus de tous les niveaux électifs et de toutes les sensibilités politiques républicaines.

«Mais l’ANEM est aussi le porte-parole naturel des acteurs de la montagne. On le voit au travers des professionnels qui s’adressent à elle pour se faire entendre des pouvoirs publics dans les dossiers qui les concernent (professionnels des sports, du tourisme, de l’agriculture, de la médecine en montagne, etc.). C’est ainsi qu’elle est devenue l’acteur incontournable de la représentation montagnarde et qu’elle a fondé sa légitimité. Pour moi les deux événements de ma présidence, en équipe avec Jean-Louis Idiart, auront été d’une part la reconnaissance des massifs comme territoires pertinents de mise en oeuvre des politiques publiques, notamment les contrats de plan, associée à la coprésidence des comités par les élus aux côtés des préfets ; mais aussi l’organisation de l’Année internationale des montagnes de l’ONU, qui a rassemblé des montagnards du monde entier pour la première fois en France à l’UNESCO à Paris, à l’Assemblée nationale, puis en Savoie. Elle avait permis une prise de conscience des problématiques communes de développement et de protection de l’environnement mais aussi des enjeux politiques dans certains pays où des minorités en montagne sont soumises à l’oppression menaçant leur identité.»


Président 1996/1998
DIDIER MIGAUD Député de l’Isère

L’ANEM c’est d’abord l’expression de la solidarité montagnarde. Tous les élus présents au sein de l’Association partagent les caractéristiques et les difficultés des zones de montagne.

«Parce qu’elle permet de mieux prendre en compte les spécificités et les besoins des populations et des activités de la montagne, l’Association nationale des élus de la montagne fédère les élus au-delà des clivages partisans. Sa force procède des spécificités montagnardes qui développent l’esprit collectif et l’imagination. Comme président de l’ANEM, j’ai été heureux d’oeuvrer pour l’intérêt général, c’est-à-dire pour la reconnaissance des atouts et de l’identité de ce vaste ensemble géographique représentant le quart du territoire national.»


Président 1994/1996
PATRICK OLLIER Député des Hauts-de-Seine

L’ANEM est plus une cause qu’une association d’élus! Nous sommes les seuls à avoir su, au fil du temps, passer au-dessus des clivages pour ne défendre qu’un objectif: la montagne!

«J’ai beaucoup appris de cette culture qui nous est commune. D’abord le respect pour ces élus, bien souvent sans moyens, qui se donnent corps et âme pour leur bout de montagne. Ensuite l’admiration de nos populations qui veulent, envers et contre tout, “vivre au pays“ et qui nous montrent le chemin de l’imagination et du courage. L’imagination! Il en faut pour trouver l’idée qui va permettre d’organiser une activité agricole, artisanale ou touristique, créatrice d’emploi et qui permettra de travailler au pays. Du courage! Il en faut quand on sait que nous nous battons, depuis que l’Association existe, contre l’incompréhension de nos dirigeants qui pensent qu’il vaut mieux laisser nos territoires aux activités ludiques plutôt que d’y défendre la vie des hommes et des femmes que nous représentons et qui nous font confiance. Car c’est bien l’homme, dans son milieu, qui est le premier en cause lorsqu’il s’agit de la montagne. Bien que revenu à Rueil-Malmaison, ville qui m’a vu naître politiquement, l’attachement qui est le mien pour mes montagnes des Hautes-Alpes est resté le même, et les initiatives prises par les dirigeants de l’Association bénéficieront toujours de mon soutien déterminé, en tant que président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée. Merci pour cette passion partagée et pour cette fantastique leçon d’humilité et de solidarité que nous donne notre association! Vive la montagne !»


Président 1992/1994 & 1988/1990
AUGUSTIN BONREPAUX Président du conseil général de l’Ariège

Quand j’ai succédé à Jean Briane à la présidence de l’ANEM en 1988, la loi montagne toute récente donnait une forte impulsion à notre association.

«Cette période a été marquée par deux événements importants. D’abord, la création de l’Association européenne des élus de la montagne que l’ANEM a fortement soutenue à ses débuts, dans un premier temps par des colloques comme celui qui s’est tenu à Toulouse en 1989 puis, dans un second temps, par des démarches auprès des pays voisins, comme l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal. Ensuite, ce fut notre implication dans le développement de la coopération intercommunale. Pour convaincre les élus, nous avions organisé plusieurs colloques par massif sur un sujet qui suscitait plutôt les réserves et même l’opposition de certaines associations d’élus. Nous avions préparé en commun une proposition de loi qui s’est concrétisée par la loi de 1992 adoptée grâce à la voix d’un élu de la montagne. Dans cette loi, nous avons en particulier fait adopter les amendements créant la dotation de solidarité rurale (DSR) et la dotation de développement rural (DDR). Ensuite, nous nous sommes impliqués dans la loi d’aménagement du territoire de 1995, dont le rapporteur, Patrick Ollier, a soutenu notre proposition de zone de revitalisation rurale (ZRR).»


Président 1990/1992
JEAN FAURE Sénateur de l’Isère

L’ANEM est le regroupement, autour de Louis Besson, de tous ceux qui s’étaient fortement impliqués dans le projet de loi relatif à la loi montagne, proposé par le gouvernement et présenté par René Souchon.

«C'est ensuite l’implication très forte de Pierre Rémy, qui fut l’artisan d’un rassemblement qui dépassa toutes nos espérances puisque l’Association réunit aujourd’hui presque la totalité des communes et des départements de montagne. Impliqué dès 1984 comme rapporteur du texte de loi au Sénat, j’ai trouvé, grâce à l’ANEM, l’occasion de m’investir totalement dans le suivi des différentes propositions de ce texte, avec les artisans de la première heure, tels Augustin Bonrepaux, Jean Briane, Michel Barnier, Jacques Barrot… Les qualités et les compétences du délégué général ont fait le reste: un formidable outil de lobbying auprès des pouvoirs publics, pour lequel il n’existait ni politique de gauche, ni de droite, mais une seule politique, celle de la montagne! Je suis fier d’avoir contribué, à mon niveau, à cet élan rassembleur de toutes les montagnes de France.»


Président 1986/1988
JEAN BRIANE Député honoraire de l’Aveyron

L’Association nationale des élus de la montagne est l’âme de la politique de la montagne. Elle oeuvre pour exprimer la spécificité de ce territoire à l’identité si forte.

«L’ANEM a représenté et représente toujours pour moi un engagement fort auquel j’ai donné beaucoup de mon énergie et de mon temps. Particulièrement pendant les deux années de ma présidence pour aller implanter l’Association sur le terrain, dans les départements et les régions. Aujourd’hui, je souhaite que l’Association demeure toujours l’âme, l’animatrice de ce que j’appelle le « cursus montagne » avec le triptyque: ANEM, Association européenne des élus de la monagne (AEM), et l’Association des populations des montagnes du monde (APMM).»


Président 1984/1986
LOUIS BESSON Ancien ministre

L’ANEM c’est pour moi, comme pour tous ses fondateurs j’en suis sûr, le prolongement naturel du travail, approfondi durant trois années, qui a conduit à une implication sans précédent du Parlement dans l’élaboration d’un texte législatif d’envergure: la “loi montagne“.

«C’est incontestablement ce travail commun qui a démontré une capacité pour les élus de la montagne à forger des positions et propositions partagées… tout en leur faisant prendre conscience du décalage entre l’importance d’un territoire représentant près du quart du pays et la faiblesse de sa représentation qui ne correspond qu’à environ un quinzième de la population nationale. Ceux des parlementaires des principaux horizons politiques, que leurs collègues appelaient alors le “parti de la montagne“, en ont retenu que l’union était bien leur force principale. Voilà pourquoi l’Association réunit les élus de toutes catégories et a prévu statutairement pour ses principaux dirigeants une alternance et une complémentarité délibérément organisées et régulièrement renouvelées. Rien d’étonnant à ce que depuis vingt-cinq ans, dans de multiples circonstances, si l’Association n’avait existé il eût fallu la créer !»


A la belle unanimité des présidents qui se sont succédé à la tête de l’Association depuis sa création, PLM a voulu ajouter le regard d’élus représentatifs, soit en tant qu’adhérents, soit en tant que nouvellement arrivés dans son comité directeur.


ANNIE GENEVARD
«Une voix nécessaire et sans équivalent»

Annie Genevard, maire de Morteau, dans le Doubs, explique pourquoi l’adhésion de sa commune à l’ANEM depuis 1992, maintenue sans hésitation à son arrivée à la tête du conseil municipal en 2002, lui semble une nécessité vitale tant pour sa collectivité que, par solidarité, pour l’ensemble des territoires de montagne.

PLM : Vous rappelez-vous votre premier contact avec l’ANEM?
Annie Genevard: J’ai d’abord connu l’Association au travers de sa revue PLM et ensuite par ce que m’en ont dit mes aînés en politique. Ce n’est que quelques années plus tard, quand j’ai accédé à la présidence du pays horloger que je me suis rendu compte que l’ANEM met en lumière tous les aspects de la vie des territoires ruraux et de montagne et s’intéresse à leur fonctionnement global.
La visibilité et la pédagogie qu’elle apporte en ce domaine la rendent unique en son genre.
PLM : Selon vous, quel est le rôle de l’ANEM? Quel est son apport?
A.G. : En tant qu’élue d’un territoire de montagne, j’ai vite compris la nécessité qu’il y avait à se regrouper au sein d’une association pour faire masse et donner une légitimité forte à la revendication de notre spécificité montagnarde.
L’ANEM constitue, de ce point de vue, une formidable caisse de résonance, et permet de faire avancer les choses là où l’élu local redoute souvent de ne pas être entendu. Elle fait preuve d’une extrême réactivité aux questions les plus techniques et les plus pointues.
Enfin, les territoires de montagne sont riches de synergies et de collaborations que l’Association contribue à faire connaître et reconnaître.
PLM : Qu’aimeriez-vous qu’elle fasse de plus ?
A.G. : Sans doute rien de plus qu’elle ne fait déjà, mais surtout qu’elle ne baisse pas la garde et reste persévérante ! Car nous sommes à un moment stratégique où de profondes réformes et de grandes évolutions se profilent, le tout dans un contexte où le discours de l’urbanité tend à occulter tous les autres. Plus que jamais, un outil pour défendre la montagne comme espace de vie, de travail et de développement reste d’actualité.
D’autant plus que le désenclavement de la montagne est toujours à réaliser en grande partie, au fur et à mesure que se développent les communications, qu’il s’agisse d’infrastructures routières ou ferroviaires ou bien de technologies numériques.
Enfin, la vocation de la montagne à l’expérimentation doit être réaffirmée pour que les penseurs des politiques publiques prennent le pli et adaptent leurs solutions aux particularités de la diversité territoriale.


LUDOVIC BUISSON
«Un relais indispensable pour les réalités montagnardes»

Ayant intégré le comité directeur de l’ANEM à l’occasion de son dernier renouvellement, en octobre 2008, Ludovic Buisson, maire de Sail-sous-Couzan (Loire), nous livre son regard de nouvel arrivant sur l’Association.

PLM : Avant d’en devenir membre du comité directeur, quelle perception aviez-vous de l’ANEM?
Ludovic Buisson: J’en avais paradoxalement la vision d’une organi - sation lointaine, parce qu’agissant au niveau national. En raison de cette dimension, je pensais ingénument qu’elle était coupée des réalités du terrain.
PLM: Quelle est la motivation qui vous a conduit à vous porter candidat pour devenir membre du comité directeur?
L.B. : En tant que maire, rejoindre le collège des communes au sein du comité directeur représentait deux choses à mes yeux. La première, c’est que cela constituait l’occasion de faire remonter dans les débats de l’Association les préoccupations authentiques et quotidiennes de la vie en montagne.
Je me suis rapidement rendu compte avec soulagement qu’on ne m’avait pas particulièrement attendu. Mais c’est effectivement par ce biais, autant qu’avec les réunions départementales, que l’ANEM est en prise directe avec le fait montagnard.
La seconde, c’est la conviction militante, que pour que les montagnards se fassent entendre, il est nécessaire qu’ils se regroupent, devenant ainsi à la fois visibles et légitimes, ce qui leur permet de pouvoir peser dans les décisions.
PLM: Au terme de vingt-cinq ans d’acquis, quels sont, selon vous, les grands défis auxquels doit maintenant s’attaquer l’ANEM?
L.B. : Ce ne sont pas les sujets qui manquent : le Grenelle de l’environnement, la réforme des collectivités locales et celle de la taxe professionnelle constituent actuellement autant de dossiers majeurs où une réelle spécificité montagne doit être défendue. De ce point de vue, l’ANEM ne doit pas baisser la garde, et plus que jamais poursuivre sa mission de porte-parole de la cause montagnarde… Mais elle doit sans doute s’efforcer également de le faire savoir mieux encore à sa base.
A mon sens, l’Association jouit d’une excellente réputation, mais elle doit travailler à renforcer sa présence au plus près du terrain. Je déplore par exemple qu’elle ne sollicite pratiquement pas les collectivités territoriales de montagne pour adopter des délibérations types qui donneraient plus de force à ses actions et la rapprocheraient des autres associations d’élus.


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