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Les réunions départementales organisées par l’Association fournissent un écho édifiant des difficultés auxquelles sont confrontés les montagnards au quotidien. Cette année, la réforme des collectivités locales et la crise laitière se sont partagé la vedette des sujets les plus systématiquement évoqués.
D’une année sur l’autre, les préoccupations exprimées à l’occasion des réunions départementales diffèrent, ou s’accumulent, tant il est vrai que les problèmes unanimement soulevés l’an dernier au sujet du retrait des services publics s’avèrent toujours présents dans les esprits cette année.
La poursuite des fermetures de bureaux de poste de plein exercice, progressivement supplantés par des agences postales communales, a donc été évoquée dans de nombreuses réunions. La perspective du projet de loi sur l’ouverture du capital de La Poste est appréhendée comme un facteur d’aggravation du retrait de la présence postale en milieu rural et de montagne.
Mais c’est le débat sur la réforme des collectivités locales et les incertitudes qui l’accompagnent, notamment sur le statut à venir du conseiller territorial et du lien effectif qu’il conservera avec la réalité des territoires, qui est sans surprise ressorti comme la préoccupation majeure, en passe de supplanter celle relative à l’ancrage territorial des services publics.
Des territoires de montagne privés de leurs centres de décision
Réagissant à l’objectif annoncé d’une réduction de moitié du nombre des élus locaux des départements et régions, les élus de montagne redoutent qu’après une érosion progressive des moyens dont disposaient leurs territoires, ces derniers se trouvent à l’avenir privés de leurs centres de décision de proximité pour l’exercice de la démocratie locale. Ce qui reviendrait à nier leur existence et leurs besoins.
Crainte encore plus immédiate, les conséquences de la disparition de la taxe professionnelle, vécue comme un véritable séisme pour tout l’édifice des finances locales, attisent les inquiétudes pour les budgets de 2010. Une motion a été adoptée de façon massive, avec charge pour l’ANEM de la transmettre sans délai au gouvernement.
Enfin, la crise laitière au fur et à mesure qu’elle s’est accentuée depuis l’accord interprofessionnel du mois de juin, s’est imposée comme un sujet majeur. Lors des quatre réunions, celles des départements de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme, de la Drôme et de l’Isère, une motion a été adoptée en termes identiques à l’unanimité. Elle demande au ministre en charge de l’Agriculture d’adopter des mesures d’aides d’urgence au profit des producteurs laitiers en difficulté, et de débattre au niveau européen de la prorogation des quotas laitiers supposés disparaître en juillet 2015.
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