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Avec sa réunion du jeudi 9 avril, le nouveau comité directeur a désormais trouvé son rythme de croisière. L’abondante actualité législative a été examinée dans le détail pour évaluer les avancées et déterminer les priorités à venir. Deux motions ont également été adoptées en matière agricole afin d’attirer l’attention du gouvernement sur certaines lacunes dans les décisions annoncées récemment en matière de réorientation de la politique agricole commune.
En préambule, le président Henri Nayrou a insisté notamment sur la nécessité pour l’Association de se faire entendre pour se faire reconnaître, en prenant des positions claires sur les dossiers d’actualité et en les défendant de façon solidaire.
De cela dépendent sa crédibilité et sa capacité à susciter les adhésions auprès d’une population d’élus locaux en grande partie renouvelée depuis les électionsmunicipales de 2008. L’ordre du jour a ensuite été l’occasion de vérifier concrètement cette option stratégique.
Les parlementaires de montagne toujours pugnaces
Le projet de loi « hôpital, patients, santé et territoires » est particulièrement emblématique. En effet, en dépit d’une bonne mobilisation des parlementaires et de propos plutôt bienveillants de la ministre en charge de la Santé lors de l’audience du 14 janvier (voir « PLM » n°191), un constat amer s’est imposé : du fait de la position du gouvernement, aucun des amendements produits par l’Association n’avait été adopté. Les sénateurs sont donc déterminés à reprendre le dossier avec pugnacité lors de leur discussion du texte en mai. L’adoption d’un amendement dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2009 initiant, pour 3 millions d’euros, une contribution du service de restauration des terrains en montagne (RTM) au programme de grands travaux du plan de relance de l’économie, a heureusement démontré qu’il restait certaines marges de manoeuvre pour les amendements parlementaires montagnards.
Une motion pour défendre les zones d’élevage les plus extensives
L’évocation du chantier de la réforme des collectivités territoriales a révélé lemême type d’inquiétude sur la capacité de lamontagne à faire entendre sa différence.
Considérant que participer ne signifiait pas nécessairement cautionner, c’est dans cette même logique que le comité directeur a décidé de participer de façon active et critique au groupe de travailmis en place par leministre de l’Education nationale sur le service minimal d’accueil.
Enfin, après avoir évoqué les décisions de réorientation de la PAC annoncées fin février par le ministre de l’Agriculture (voir «PLM» n° 192) pour se féliciter de leur orientation générale, deux motions ont été adoptées pour signaler deux lacunes du dispositif : d’une part, l’absence des éleveurs de porcs demontagne parmi les destinataires des aides nouvelles au secteur de l’élevage, et d’autre part, l’exclusion d’importantes zones d’élevage extensif (Lozère, sud des Alpes, Corse…) du bénéfice de la nouvelle prime à l’herbe du fait de l’exigence d’un seuil de chargement minimal trop élevé (0,8 UGB/ha avec dégressivité jusqu’à 0,5 UGB/ha), . |