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Deux priorités devaient marquer la présidence française: d’une part, la question du climat, particulièrement l’adaptation et la lutte contre le réchauffement climatique dans l’arc alpin, et, d’autre part, le tourisme durable.
Pour l’essentiel, le bilan de la France consiste en l’adoption d’un plan d’action changement climatique dans les Alpes intitulé « Faire des Alpes un territoire exemplaire dans le domaine de la prévention et de l’adaptation au changement climatique », cependant que le texte de la décision finale de la conférence alpine exprime à l’évidence un compromis tiède conclu entre les parties contractantes.
Des mesures symboliques
Son contenu est vague, conséquence de formulations fort générales. A l’inverse, on y trouve des considérations techniques de détail qui, normalement, ont peu de place dans l’acte final d’une conférence internationale. Ainsi celle qui prévoit de demander au secrétariat permanent de la Convention alpine « de créer une rubrique Internet permettant le recueil et la mise en commun d’une information pertinente et à jour sur le changement climatique ». Comme on le voit, le texte manque d’ambition, et les dispositions auxquelles il renvoie sont peu contraignantes, car il s’agit pour la plupart de recommandations.
Concrètement, le plan d’action adopté consiste en un catalogue de mesures qui relèvent, pour les unes de « stratégies d’atténuation », pour les autres de « stratégies d’adaptation ». Chacune des mesures proposées, intéressant notamment l’énergie, le transport, le tourisme, est illustrée d’un ou plusieurs exemples de bonnes pratiques mises en oeuvre dans les Etats membres de la Convention.
S’agissant du tourisme, on relèvera entre autres, la proposition d’élaboration d’un audit environnemental périodique des destinations touristiques, qui inclut un bilan carbone, et qui serait un critère pour l’attribution d’autorisations et/ou de subventions publiques.
(1) Voir également PLMn°193, avril 2009, p. 5. |