|
Une Europe sans montagnes ?
«Pourrait-on imaginer un seul instant une Europe sans montagnes ? Elles constituent, tant par leurs milieux naturels que par leurs populations, une composante majeure de son identité et de sa culture. Sans l’Olympe, le mont Blanc, les Carpates, les Pyrénées ou les Abruzzes, l’Europe serait probablement tout autre.
Dès lors, n’est-il pas paradoxal qu’une assemblée parlementaire représentative du peuple puisse se passer de la représentation d’une réalité aussi marquante, même s’il est vrai qu’au regard de la densité de population, nos territoires figurent rarement parmi ceux qui peuvent prétendre à de nombreux sièges au sein de l’assemblée communautaire.
On a, un temps, parlé de déficit démocratique à propos du développement des institutions de l’Union européenne. Avec les traités deMaastricht, puis de Nice, ce déficit s’est en partie résorbé en termes de compétences et d’équilibre général entre pouvoirs exécutif et législatif. L’insuffisance d’expression de certains territoires au sein du Parlement subsiste néanmoins. Ce constat tranche avec l’ouverture croissante des traités et des politiques conduites par Bruxelles à la reconnaissance des spécificités territoriales… L’amélioration de la représentation des territoires de l’Union au sein des instances communautaires serait le gage d’une démocratie dans laquelle se reconnaîtraient enfin tous les citoyens d’Europe. Et pour y parvenir un jour, le meilleur moyen n’est sans doute pas de bouder les urnes le 7 juin, mais bien de participer au vote.»
Vincent Descoeur, secrétaire général de l’ANEM Député du Cantal |
 |