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Entre la rencontre d’avril 2008, puis le conseil agricole informel d’Annecy de septembre, au cours desquels élus et organisations professionnelles agricoles de montagne ont fait valoir leurs revendications, jusqu’à l’audience accordée à l’ANEM le 17 février 2009(1), Michel Barnier a su faire des choix favorables à la montagne dans les mesures de réorientation présentées le 23 février devant le conseil d’orientation de l’agriculture.
L'agriculture française reçoit 10 milliards d’euros d’aides européennes par an, dont 9 milliards au titre des soutiens économiques directs (le premier pilier de la PAC) et unmilliard pour le développement rural et l’environnement (deuxième pilier). Les grandes cultures bénéficient aujourd’hui des deux tiers environ de ces aides.
L’un des principaux constats du bilan de santé de la PAC est la dégradation générale des revenus de l’agriculture de 15% et la situation très difficile de l’élevage. Les éleveurs bovins et ovins ont vu notamment leur revenu divisé par deux en deux ans, avec moins de 1000 € par mois, c’est un revenu inférieur à lamoitié du revenu moyen agricole. L’agriculture de montagne est particulièrement affectée par cette situation.
Celui-ci, très conscient et convaincu de la nécessité d’apporter un soutien conséquent à une agriculture extensive et vertueuse, qu’il considère comme exemplaire, a annoncé des décisions, dans le cadre des orientations fixées par le président de la République le 19 février.
«Nous aurons au total une politique européenne agricole plus solidaire en France avec des aides plus équilibrées », a souligné Michel Barnier. Dans un communiqué de presse, l’ANEM s’est déclarée satisfaite de ces choix.
(1) Délégation composée d’HenriNayrou, député de l’Ariège et Vincent Descoeur, député du Cantal, respectivement président et secrétaire général, ainsi que Bernadette Bourzai, sénatrice de la Corrèze, Frédérique Massat, députée de l’Ariège, Jean- Marie Binetruy, député du Doubs, Pierre Jarlier, sénateur du Cantal, Jean Proriol, député de la Haute-Loire, Martial Saddier, député de la Haute- Savoie, Pierre Bretel, délégué général. |