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RÉFORME DES COLLECTIVITÉS LOCALES

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plm 206

Consulter le PLM 206 Sommaire du n'206 - juin 2010

Communiqué de presse Réforme territoriale : forte mobilisation des parlementaires de la montagne à l’Assemblée et au Sénat

Communiqué de presse Réforme territoriale : mobilisation des élus de la montagne pour réécrire le texte de la Commission des lois

 
 
Agriculture

Sommaire du PLM 190
Dossier "Agriculture"

Fièvre catarrhale ovine
Vaccination obligatoire et aides d’urgence pour juguler l’épidémie

Lors du congrès de l’Association à Saint-Flour, les difficultés financières des éleveurs subissant de plein fouet les effets de la fièvre catarrhale ovine (FCO) étaient au coeur des débats (voir «PLM» n° 189). Vaccination et aides d’urgence ont été mises en place dans l’espoir de juguler l’épidémie.

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, qui n’hésite pas à qualifier l’épizootie de «plus grande crise sanitaire qu’ait jamais traversée la France», s’était engagé dès la rentrée à débloquer des moyens exceptionnels pour l’affronter. Mais, le retard pris par ces aides d’urgence et l’évolution de la délimitation des zones réglementées pour le transport des animaux, en fonction de la progression sur le territoire des différents sérotypes de lamaladie, alimentaient les crispations.
Depuis, lesmoyens annoncés se sont déployés, d’une part, avec lamajoration des fonds accordés, et d’autre part, avec l’engagement d’une ambitieuse campagne de vaccination obligatoire. Tout d’abord, des moyens supplémentaires pour soutenir les éleveurs en difficulté ont été débloqués. Notamment l’aide d’urgence au maintien des animaux sur les exploitations dans les zones touchées par le sérotype 1 a été revalorisée, passant de 10 à 15 euros pour les veaux et de 20 à 30 euros pour les bovins de 5 à 16 mois. Un acompte devait être versé aux éleveurs avant fin décembre… 5 millions d’euros ont également été annoncés pour financer une mesure générale en faveur de l’engraissement.

Rallonge communautaire pour la vaccination

Par ailleurs, le cofinancement communautaire pour prendre en charge la vaccination a été substantiellement majoré, en passant de 100 à 160millions d’euros. Répondant ainsi à une demande pressante de la France, soutenue par plusieurs Etats membres, cette augmentation a permis d’envisager une campagne de vaccination contre les deux catégories de sérotypes actifs en France, alors que la Commission avait accepté, jusque-là, de ne participer qu’à la campagne contre l’un d’eux seulement. Ainsi, en application de l’arrêté du 4 novembre qui rend la vaccination obligatoire, 90 millions de doses de vaccins ont commencé à être injectées depuis le 15 décembre. Cette campagne de vaccination se poursuivra jusqu'en avril prochain.


REVENU AGRICOLE
BAISSE DE 15%EN 2008

Les comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2008, rendus publics par l’INSEE le 16 décembre, affichent une baisse globale de 15 % en moyenne du revenu par actif agricole.

Si les prix de l’ensemble de la production agricole enregistrent une légère hausse de 0,8 % en 2008, les charges de production ont progressé de 10,9 %. Globalement, la hausse conjuguée des prix du pétrole, des engrais ainsi que des aliments composés pour le bétail expliquent en bonne partie cet alourdissement spectaculaire des coûts qui a pesé sur l’ensemble des exploitations.
Pour ce qui est du secteur de l’élevage, à l’exception des veaux, les productions affichent des prix en augmentation dans un contexte de faible évolution des productions. Mais, sous l’effet des hausses des coûts, le revenu s’inscrit en net recul pour les éleveurs de bovins viande (- 32 %), et pour les éleveurs d’ovins (- 10 %).
Paradoxalement, le secteur laitier semble présenter une embellie, avec un revenu des éleveurs qui s’accroît de 23 % sur l’ensemble de l’année 2008.Mais ce chiffre dissimule assez mal la dégradation importante entamée au dernier trimestre et le retournement très net du marché. La chute des cours devrait ainsi avoir un effet retard sur cette année.

Des moyennes masquant les disparités territoriales

Encore faut-il rappeler que cette présentation des chiffres repose sur des moyennes nationales qui ne témoignent pas de la grande diversité de situations des exploitations d’un type de territoire à l’autre. Ainsi, il est peu probable que l’«embellie laitière » ait été perceptible en montagne dans les proportions exprimées par la moyenne sus-indiquée. De même que les baisses de revenus respectives des éleveurs de bovins et d’ovins n’indiquent pas que les deux catégories de revenus ne sont pas analogues, si bien qu’une baisse de revenu de 10 % peut être bien plus critique qu’une de 32 %… Même si la proportion est marquante par elle-même.


La redéfinition des zones agricoles défavorisées dans le courant du semestre

Initialement annoncée pour aboutir à la fin de l’année 2008, la réflexion engagée par la Commission européenne pour la modernisation des critères de délimitation des zones agricoles défavorisées, dont dépend le classement montagne (voir «PLM» n° 186), se poursuivra encore quelques mois.
En effet, la communication qui doit en rendre compte n’est annoncée qu’« au cours du premier semestre 2009 ». Si l’on sait déjà que le zonage montagne restera inchangé (puisqu’il ne se fonde sur aucun critère social ou économique), tout l’enjeu porte sur l’ampleur d’une éventuelle extension du zonage, et surtout sur le maintien des zones de piémont dans le giron des zones défavorisées. Pour ce faire, la France a proposé de recourir à un critère additionnel de taux de chargement à l’hectare, mais aucune modalité ne semble avoir été arrêtée, alors que les échanges se poursuivent avec la Commission. A suivre…


Arbitrages difficiles à la FNSEA

Suite à l’accord obtenu par le conseil des ministres de l’Agriculture sur le bilan de santé de la politique agricole commune (PAC), la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a réuni, le 11 décembre, l’ensemble des filières professionnelles spécialisées qu’elle fédère, pour se prononcer sur l’ampleur du rééquilibrage global des aides agricoles, entre secteur végétal et animal, qui viendrait en application de cet accord. Cette réunion semble avoir permis de surmonter les tensions prévues en convenant de façon unanime que tous les secteurs de la production agricole devaient se mobiliser pour atteindre une meilleure organisation par filières, afin de mieux affronter la grande distribution.
Le syndicat agricole devrait produire pour la mi-janvier des propositions en ce sens, soit une quinzaine de jours avant que le ministre Michel Barnier ne fasse connaître ses propositions d’aménagement de la PAC au niveau français.


 

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