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Sommaire du PLM 190
BUDGET 2009 DE L’ÉDUCATION
L’ANEM ENTENDUE SUR L’ÉCOLE EN MONTAGNE |
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Pour la première fois, le rapporteur du budget de l’enseignement scolaire au Sénat, le sénateur de la Haute- Savoie, Jean-Claude Carle, a souhaité consulter, pour préparer son rapport, d’autres organisations représentatives, à côté de celles traditionnellement auditionnées (syndicats d’enseignants et fédérations de parents d’élèves…). Dans ce cadre, il a reçu une délégation de l’ANEMlemercredi 19 novembre (1).
Au-delà du simple cadre budgétaire annoncé pour 2009, l’Association a rappelé le contenu des enjeux que recouvre l’école pour les territoires de montagne. Ramenant ces considérations au cadre budgétaire pour l’année à venir, les membres de la délégation ont exprimé le regret qu’une partie des 13500 postes supprimés n’ait pas été redéployée au profit de l’animation des réseaux d’écoles qui tentent de se mettre en place en milieu rural. Ils ont souligné les difficultés matérielles rencontrées par les collectivités territoriales de taille modeste pour assurer le service minimum d’accueil, en dépit d’un barème d’indemnisation plutôt favorable. L’inquiétude des élus sur la réduction des crédits pour les établissements d’enseignement agricole a été évoquée, pour rappeler qu’ils sont souvent stratégiques en montagne dans l’offre globale d’enseignement secondaire, et qu’ils restent des lieux particulièrement adaptés aux formations biqualifiantes. La délégation a plaidé en faveur de nouveaux moyens pour les classes de découverte, appelées à connaître un nouvel essor au titre de l’éducation à l’environnement voulue par le Grenelle de l’environnement. Enfin, les élus ont demandé à Jean-Claude Carle de rappeler au ministre son engagement à produire des statistiques scolaires spécifiques aux territoires de montagne.
(1) La délégation était composée du président, Henri Nayrou, du secrétaire général, Vincent Descoeur, de JeanMilési, vice-président du conseil général de l’Aveyron et spécialiste au sein du comité directeur des questions scolaires, du délégué général, Pierre Bretel, et d’Hervé Benoit, chargé de mission.
Consulter la note remise à l’occasion de cette audition sur www.anem.org |
SERVICE POSTAL
LES ÉLUS DEMANDENT DESMOYENS ACCRUS POUR LE FONDS DE PÉRÉQUATION |
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La commission Ailleret, installée en septembre dernier pour formuler des propositions sur l’avenir du statut de La Poste, devait rendre son rapport mi-décembre. Elle avait entendu l’ANEM le 12 novembre. Retour sur le contenu de cette audition.
En guise de préalable, le président de l’Association, Henri Nayrou, a rappelé qu’au même titre que l’école, la présence de La Poste constitue en montagne un facteur essentiel d’attractivité et d’ancrage de la population sur le territoire. Il a affirmé ensuite que l’évolution des métiers pratiqués par le réseau postal et l’ouverture à la concurrence ne remettent pas foncièrement en cause cette réalité fondamentale. L’essentiel de l’exposé s’est ensuite concentré sur la défense d’une stratégie ambitieuse et durable pour le fonds postal national de péréquation. Déplorant l’insuffisance desmoyens que La Poste pouvait y consacrer, Henri Nayrou, au nom des élus de la montagne, a soumis à la commission deux propositions majeures. La première consiste à diversifier l’offre de services, notamment à connotation sociale, en veillant à les identifier et les encadrer avec précision afin de les faire reconnaître et d’en fixer la rémunération. La seconde proposition vise à obtenir unemajoration substantielle de la contribution de l’Etat au fonds de préquation, au motif que le développement des activités bancaires du réseau postal doit générer des recettes croissantes au titre de l’impôt sur les sociétés. |
Tribune libre
Mercedes Bresso présidente de la région Piémont (Italie) |
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«Nous ne devons pas avoir une attitude attentiste»
«Le semestre de la présidence française a permis de faire avancer plusieurs sujets européens pertinents pour les régions de montagne.
La crise internationale a changé la donne et le recours unique au « marché » comme outil de régulation semble caduc. Le volontarisme politique est à nouveau au goût du jour et les régions de montagne doivent s’en réjouir.
Le débat sur la cohésion territoriale se structure et avance dans un sens favorable à une prise en compte des spécificités de nos régions.
Le paquet énergie-climat qui fut l’objet d’un accord, certes a minima, est tout de même une grande opportunité pour valoriser les atouts environnementaux de nos territoires.
Mais si les signes positifs d’espoirs sont tangibles, nous avons toujours une crainte liée à la nonratification du traité de Lisbonne, qui conditionne la reconnaissance juridique du besoin d’une attention spécifique en faveur des régions de montagne. Ce traité est donc la fondation sur laquelle doit reposer toute la construction politique et opérationnelle. Nous bâtissons les murs mais le sous-sol n’est pas fini : les Irlandais et les Tchèques doivent encore ratifier ce traité.
Pour autant, nous ne devons pas avoir une attitude attentiste. Outre les propositions à faire à la Commission, nous devons travailler sur une démarche volontariste des autorités régionales et locales de montagne. Nous voulons favoriser la structuration de coopération renforcée aux échelons intercommunaux et multirégionaux pour répondre aux enjeux que doivent affronter nos territoires: démographie et lien social, compétitivité et innovation, accessibilité et services d’intérêt général, changement climatique et environnement. L’agriculture, le tourisme, l’artisanat, l’industrie, l’énergie de la montagne restent les outils pour valoriser nos atouts environnementaux et humains.» |
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