|
«Plus vite, plus haut, plus forUne réforme dans les formes»
«A cheval entre 2008 et 2009, il est évident que les esprits montagnards sont davantage tournés vers la couche de neige que sur lemillefeuille territorial. Et pourtant, la réforme, à coup sûr nécessaire, portant sur les différents niveaux des collectivités locales, sur la redéfinition de leurs compétences et de leurs zonages, inquiète les adhérents de l’ANEM, tout autant que la raréfaction des services publics et des aides de l’Etat. A cet égard, les assauts plus ou moins francs du collier, menés de-ci de-là contre les départements, ne sauraient recueillir l’adhésion des élus des montagnes de France. Ceux-ci n’ont jamais apprécié en effet que les points de décision s’éloignent des espaces à forte spécificité comme les nôtres. Loin des yeux, loin du coeur, dit la romance… Les montagnards ont déjà donné. Quand une loi fait obligation à des opérateurs d’équiper 95% des territoires, ils savent où se trouvent les 5% résiduels. Ils ont appris aussi que les conséquences ne sont pas les mêmes quand ces pourcentages s’appliquent au niveau national, régional ou départemental. Ce n’est qu’un exemple, mais il atteste bien de l’exigence exprimée par l’ANEM que nos gouvernants ne décident pas du futur de nos diverses collectivités en regardant le dossier à la longuevue ou sur papier glacé. Car il ne faudrait pas que cette réforme, préparée avec des ciseaux et des sécateurs, s’achève à couteaux tirés.»
Henri Nayrou, président de l’ANEM. Député de l'Ariège |
 |