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Sommaire du PLM 188
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L’assemblée générale de ce 24e congrès était élective: Henri Nayrou, secrétaire général sortant, a été désigné président. Il remplace Martial Saddier, député de Haute-Savoie. Une passation de pouvoir, on le sentait, pleine d’émotion pour Martial Saddier qui a su, ces dernières années, mener l’ANEM tambour battant sur tous les fronts vitaux pour la montagne. Tout en saluant l’arrivée d’Henri Nayrou, communiquant par nature, de nombreux intervenants ont rendu hommage au président sortant, « actif, crédible et respecté des pouvoirs publics », a déclaré Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Quant à Henri Nayrou, c’est déjà avec toute l’énergie nécessaire qu’il a pris le relais, « car il y a un avis de gros temps et la montagne est en danger ».
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| MARTIAL SADDIER : «L’intercommunalité est aujourd’hui un enjeu incontournable pour l’ANEM» |
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PLM: Quel bilan tirez-vous de votre présidence?
Martial Saddier : En premier lieu, je lance un grand merci à tous ceux qui m’ont épaulé, notamment François Brottes et Henri Nayrou, pour nos excellentes relations, et pour avoir su préserver l’esprit spécifique à l’ANEM, fait d’équilibre politique et de recherche permanente de consensus. Au cours de mon mandat, je me suis efforcé de m’occuper de toutes les montagnes : celles de faible altitude comme celles des stations de ski. Deuxièmement, j’ai essayé de repositionner l’ANEM comme la grande soeur généraliste de tous les acteurs de la montagne. Je salue le travail mené en commun avec l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), le Syndicat national des téléphériques de France (SNTF), les guides, les moniteurs de ski, l’Association européenne des élus de montagne (AEM). Troisièmement, un certain nombre de chantiers ont été menés à bout: l’implantation du siège de l’Association à côté de l’Assemblée nationale, la mise à jour de nos statuts, votée lors de ce congrès. Par ailleurs, avec la sortie d’un Livre blanc de la montagne sur la prise en compte du changement climatique, j’ai fait prendre un vrai virage environnemental à l’ANEM.
PLM: Quels chantiers en cours laissez- vous à votre successeur?
M.S.: Pendant ces deux ans, l’ANEM s’est mobilisée sur la refonte du service public, sur les finances, les coeurs des parcs nationaux, les grands prédateurs, la suppression des couloirs jaunes d’avalanche, le secours en montagne gratuit. Il y a effectivement eu des dossiers acquis. D’autres, concernant l’ours, le loup, les services publics, sont toujours en cours. Par ailleurs, il est urgent que l’ANEMs’ouvre à l’intercommunalité. Face à l’harmonisation européenne de l’aménagement des territoires, nous ne pouvons plus rester exclusivement une association de maires. Il en va de la lisibilité de l’ANEM dans les années à venir.
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| HENRI NAYROU : «Je reçois cetteprésidenceavec honneur, fierté, responsabilité et soucis» |
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PLM: Quels vont être vos projets en tant que président de l’ANEM?
Henri Nayrou: Tout d’abord, je tiens à dire que je prends ce bâton du relais avec responsabilité, pour le rendre, dans deux ans, dans lemême état d’opérationalité. Je suis fier de présider l’ANEM et d’appartenir à ce grand parti de la montagne. En ce qui concerne mes projets, j’ai l’intention de développer l’information en interne et la communication externe. Il faut offrir plus d’information à l’interne, pour répondre à certaines attentes, mais aussi privilégier les liens avec les collectivités adhérentes et multiplier les contacts, comme nous l’avons fait cette année avec les réunions départementales. En matière de communication externe, nous devons faire preuve encore plus de pédagogie, prouver davantage tout ce que la montagne peut apporter à la société. Et lutter contre les caricatures.
PLM: Pourquoi, d’emblée, évoquer des soucis?
H.N. : A cause des défis en perspective et des challenges à relever. Le budget contraint de l’Etat ne sera pas sans impact pour la solidarité territoriale. Or la dictature du nombre est inadmissible dans une République 24e CONGRÈS D’un président à l’autre L’assemblée générale de ce 24e congrès était élective: Henri Nayrou, secrétaire général sortant, a été désigné président. Il remplace Martial Saddier, député de Haute-Savoie. Une passation de pouvoir, on le sentait, pleine d’émotion pour Martial Saddier qui a su, ces dernières années, mener l’ANEM tambour battant sur tous les fronts vitaux pour la montagne. Tout en saluant l’arrivée d’Henri Nayrou, communiquant par nature, de nombreux intervenants ont rendu hommage au président sortant, « actif, crédible et respecté des pouvoirs publics », a déclaré Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Quant à Henri Nayrou, c’est déjà avec toute l’énergie nécessaire qu’il a pris le relais, « car il y a un avis de gros temps et la montagne est en danger ». unie. Nous allons devoir nous mobiliser pour arracher desmoyens financiers aux forteresses de l’Elysée et de Bercy.Mais il n’y a pas de forteresses imprenables, il n’y a que des citadelles mal attaquées… Enfin, il faut notamment réinstaller le conseil national de la montagne. Pour moi, le territoire doit passer avant la politique. On ne peut pas faire confiance au marché pour sauvegarder l’intérêt général. Il ne faut pas accepter certains abandons : la montagne doit vivre entre le lundi matin et le vendredi soir, et aussi entre le 15 août et le 14 juillet de l’année suivante.
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