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Un «groupe national ours», créé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, s’est réuni le 26 juin à Toulouse sur convocation du préfet de la région Midi-Pyrénées, qui est également le coordonnateur du massif.
Parmi les quarante-neuf invités du premier «groupe national ours» figuraient des représentants de l’administration, des chasseurs, des éleveurs, d’associations favorables à l’introduction d’ours…, ainsi que trois élus, à titre personnel (Bertrand Auban, Augustin Bonrepaux, Jean Lassalle) et le président de l’ANEM.
Avant la réunion, Henri Nayrou, député de l’Ariège, secrétaire général de l’Association, dans une lettre adressée à la secrétaire d’Etat, a regretté que les élus du massif pyrénéen, élus du suffrage universel direct, aient été désignés sans refléter fidèlement la représentation légitime et exhaustive des populations concernées, certains départements étant oubliés.
Il a ensuite cosigné une lettre avec le président Martial Saddier pour désigner Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, membre du comité directeur, pour représenter l’ANEM. La députée devait d’ailleurs souligner que, si la création du «groupe national ours» honorait la promesse faite en novembre dernier, par contre, la représentation des élus souffrait de lacunes à combler sans délai. La secrétaire d’Etat, sur ce point, s’est montrée ouverte pour assurer la représentation des six départements du massif.
Une composition à réviser d’ici septembre
De leur côté, les trois élus désignés étaient absents, Augustin Bonrepaux et Jean Lassallemanifestant devant la préfecture avec les organisations boycottant ce groupe dont la composition leur apparaît déséquilibrée et favorable aux «pro-ours».
Les intentions de l’Etat étaient clairement exprimées dans la convocation, puisqu’il s’inscrit dans la continuité du programme de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées, en concertation avec l’ensemble des partenaires concernés.
L’ordre du jour de cette première réunion était consacré au résultat des quatre missions sur l’ours, commandées en juillet 2007(1). Les réintroductions étaient au coeur des préoccupations, l’un des rapports en préconisant de nouvelles dans le Béarn.
Par ailleurs, la secrétaire d’Etat, opposée à l’idée de parcs à ours ou réserves, est plutôt favorable aux zones de présence préférentielles (avec utilisation de techniques de fidélisation telles que nourrissage et effarouchement, au-delà de certaines limites). Enfin, Chantal Robin-Rodrigo a posé la question de la rapidité de réaction par rapport aux ours «posant problème».
En conclusion, le préfet a annoncé que la prochaine réunion aurait lieu fin septembre, en demandant «aux collèges» de se structurer et de s’entendre pour désigner leurs représentants.
(1) « PLM » fera une présentation de ces quatre rapports dans un prochain numéro
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