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«Pour faire entendre notre spécificité»
«Pour savoir et comprendre ce que pensent les montagnards de France, il n’y a rien de mieux que d’aller les rencontrer sur place, chez eux, dans leur intimité, dans leurs contrées, à flanc de montagne.
A cet égard, les réunions départementales que nous avons décidé de relancer, sont édifiantes. D’abord, nos adhérents apprécient cette démarche de proximité. Il y a du monde. Et des questions. Et des réponses, qui viennent souvent de ceux qui ont posé les questions. L’inexorable retrait des services publics de leurs territoires passe très mal en effet chez les élus des territoires en pente.
Vous leur dites bonjour, ils vous disent le reste. Ils vous disent qu’ils sont des citoyens comme d’autres et que leur choix d’habiter dans un lieu perdu, au fond d’une vallée de la France profonde, ne saurait leur ôter le droit de disposer de ces services aux publics à la française, au prétexte que l’affaire coûterait plus cher à l’Etat en raison de l’éloignement et de la densité de population.
Je leur dis qu’il s’agit des méfaits de la RGPP, alias Révision générale des politiques publiques, la toute dernière invention du gouvernement pour rationaliser, un verbe à la mode qui rime avec regrouper, puis avec supprimer. Le sigle, ils s’en moquent. Les conséquences, ils les craignent et on ne peut pas leur répondre qu’ils ont tort.
On ne raconte pas des histoires aux montagnards. Au fil des réunions, mon propos ne varie pas. C’est à l’Etat de garantir le service et c’est aux élus qu’il revient d’assurer la présence du public.
Lier les deux est le combat de l’ANEM, que nous comptons mener au niveau européen, en nous appuyant sur la présidence française. Un combat sacré qui tient en cinq mots : la spécificité de la montagne.»
Henri Nayrou, Député de l'Ariège |
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