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Sommaire du PLM 184
Dossier "Agriculture"
Développement rural
Le programme 2007-2013 plutôt bien parti |
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Alors qu’au cours de la précédente période de programmation, les budgets dévolus au développement rural se révélaient difficiles àmobiliser, ceuxmis au service du nouveau plan de développement rural hexagonal (PDRH) pour 2007- 2013 ont connu, semble-t-il, un succès immédiat.
Alors qu’il avait été approuvé l’an dernier par la Commission le 19 juillet, le PDRH 2007-213 s’est mis en place avec célérité, comme le prouve le bilan de l’exercice 2007 qui a été présenté au comité de suivi national le 2 avril 2008 (voir tableau). Ce nouveau plan consolide certains acquis du précédent (notamment la priorité marquée en faveur de l’installation, de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels - ICHN -, et du plan chablis) et inaugure de nouvelles actions, notamment au travers de volets régionaux qu’il a fallu mettre en place. Les documents régionaux de développement rural (DRDR) ainsi élaborés ont tous été validés par le ministère pour la fin mars. La délégation de crédits largement encouragée Deux enveloppes du fonds européen agricole de développement rural (FEADER) ont ainsi été transmises aux préfets de régions, l’une, de 75 millions d’euros pour financer au titre des mesures agro-environnementales la gestion des sites Natura 2000 (afin de satisfaire une exigence de la Commission), l’autre, de 37,2 millions d’euros à destination des groupes d’action locale du programme LEADER, notamment pour structurer leur action autour de l’accès aux services de base, du pastoralisme et de la prévention contre le loup. Une autre innovation du PDRH consiste à encourager la délégation par convention de l’autorité de gestion, avec à la clé des crédits d’assistance technique en matière d’ingénierie (dont le comité de suivi a demandé l’assouplissement des critères d’attribution). Les autorités délégataires conventionneront à leur tour avec les organismes payeurs. Ce sont toutefois les préfets de régions qui resteront responsables de la répartition des fonds entre les différentes mesures. Enfin, un guichet unique sera systématiquement mis en place pour tout projet éligible, quels que soient le nombre et l’identité de ses financeurs.
Bilan des engagements et des paiements au titre du FEADER en France en 2007
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Changement climatique
L’agriculture de montagne prise en compte spécifiquement par le gouvernement |
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Dans le cadre de la réflexion qu’il a engagée sur l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche a constitué un groupe de travail consacré aux aspects du dossier spécifiques à l’agriculture de montagne. Celui-ci s’est réuni le 3 avril dernier.
Le groupe a d’abord recensé les phénomènes désormais identifiés en montagne, imputables au changement climatique. Quel que soit le scénario retenu, on sait maintenant que pour ce qui est de l’agriculture en montagne les résultats seront les mêmes : modification des rythmes saisonniers et des calendriers de production, remontée progressive des strates végétatives, moindres surfaces enneigées, baisse des stocks fourragers, raréfaction de la ressource en eau, augmentation des risques sanitaires.
A partir de ce constat, les membres du groupe ont clairement désigné comme priorité d’adaptation la sécurisation du stock de fourrage, seul impératif qui puisse globalement garantir la pérennité de l’activité agricole en montagne.
Priorité à la diffusion des bonnes pratiques
Les moyens pour y parvenir ne doivent pas à ce stade de la réflexion rencontrer de tabous, tels que l’irrigation notamment, dès lors qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une stratégie transparente de maîtrise des usages de la ressource en eau.
L’observation fine des territoires agricoles en montagne est également apparue indispensable pour pouvoir cerner des priorités en définissant des niveaux de risque par zones et par productions et diffuser au mieux les innovations en matière de pratiques adaptatives. Le groupe devrait tenir une deuxième réunion à la rentrée, afin d’arrêter ses propositions qu’il transmettra ensuite à la commission d’adaptation au changement climatique du ministère. |
| Les lycées agricoles menacés en montagne |
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De l’aveu d’impuissance du ministre lui-même, l’enseignement agricole se retrouve en péril, faute de crédits suffisants. Les difficultés de vocation n’expliquent pas tout. Les lycées agricoles situés en montagne pourraient être les premiers menacés de disparition… et avec eux, la transmission de techniques et de savoir-faire qui sont pourtant, au-delà de leur valeur patrimoniale, d’une importance stratégique pour l’entretien durable de l’espace montagnard. A commencer par l’aptitude à la pluriactivité. Ce qui plaiderait en faveur de ces établissements comme centres de formation bi ou pluri-qualifiants. L’Association, qui a déjà fait part de son inquiétude au ministre Michel Barnier, entend intensifier son action pour défendre et promouvoir cette prédisposition de l’enseignement agricole en montagne. |
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