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Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, et les membres de son cabinet, ont reçu, le 16 avril, à l’occasion d’un déjeuner de travail, une délégation constituée d’élus de l’Association et de représentants des organisations agricoles demassifs venus défendre la spécificité de l’agriculture de montagne.
Elus et socioprofessionnels agricoles de la montagne voulaient faire valoir le positionnement spécifique des territoires demontagne, et tout particulièrement desmassifs, qui n’avait pas pu être clairement exprimé au cours du débat sur le bilan de santé de la PAC, organisé dans les départements à travers le réseau des chambres d’agriculture (voir PLM n°182). Le but de cette audience était donc d’inciter la future présidence française de l’Union européenne à défendre l’agriculture de montagne dans sa singularité et comme modèle d’agriculture durable.
Sur ce plan, leministre s’estmontré on ne peut plus rassurant en confirmant qu’il avait bien pour priorité de lancer le débat sur les principes fondamentaux de la PAC de l’après- 2013, afin notamment de contrer les perspectives préconisées par la Commission d’accentuer substantiellement le «second pilier» consacré au développement rural. Il a souhaité que ce type de rencontre entre leministère et les responsables montagne soit pérennisé sur le rythme de deux rencontres par an. Lamême communauté d’analyse a également pu être constatée s’agissant des trois demandes «techniques » avancées par les montagnards, à savoir : l’incorporation au premier pilier de la prime à l’herbe, la possibilité pour la filière laitière de contractualiser la production après 2015, une fois les quotas laitiers supprimés, et une priorité plus marquée des crédits du développement rural en faveur des exploitations de montagne, notamment pour ce qui concerne les bâtiments d’élevage. |