| Aménagement du territoire |
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Sommaire du PLM 183
Dossier "Aménagement du territoire"
Télévision numérique terrestre
Les scénarios de l’extinction de l’analogique |
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Après l’extension de la Télévision numérique terrestre (TNT), la deuxième étape figurant dans la consultation lancée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) portait sur l’extinction de l’analogique d’ici le 30 novembre 2011. Deux scénarios se distinguent, dont les modalités demise enoeuvre sont différentes.
Sur les deux scénarios de cessation de la transmission analogique envisageables, le premier, dit «extinction- migration », s’inspire des exemples éprouvés au Royaume-Uni et en Finlande : l’extension du numérique y précède l’extinction de l’analogique, et le basculement simultané grâce au «plan cible» vers de nouvelles fréquences est prévu au moment de l’arrêt de l’analogique. Le second scénario, dit «extinction seule», propose des extinctions et des extensions simultanées avec un début des arrêts par plaques (zones géographiques) dès 2009 sans basculement vers le plan cible.
En comparant, le scénario «extinction- migration» semble réunir les meilleurs facteurs de succès. En effet, il est le plus cohérent avec la loi du 5 mars 2007: l’extinction n’est pas une fin en soi mais le moyen de passer d’une technologie à l’autre. Il est aussi le plus compréhensible.
Enfin, il est le seul à garantir la continuité de service pour le téléspectateur ainsi que la matérialisation rapide du dividende numérique(1), essentielle au lancement des nouveaux services du tout numérique.
(1) Fréquences rendues disponibles par l’extinction de la diffusion hertzienne et analogique. |
| Des assises du numérique fin mai |
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A l’occasion d’une communication au Gouvernement le 9 avril, le secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique, Eric Besson, a annoncé la tenue, fin mai, d’assises du numérique. Ce sera l’occasion de générer un vaste débat avec tous les acteurs concernés par ce secteur afin de les associer à l’élaboration du plan de développement de l’économie numérique à l’horizon 2012, dont a été chargé le secrétaire d’Etat, et qu’il doit, en principe, présenter avant la 31 juillet 2008. On sait d’ores et déjà que ce plan devra comporter des actions structurantes organisées autour de trois objectifs, qui consistent en l’accélération de la couverture numérique du territoire (et à ce titre, l’extension de la TNT), l’essor de nouveaux modes de diffusion numérique, et le développement de nouvelles applications en matière de télétravail, d’éducation ou de formation et de santé.
Dans ce cadre, l’utilisation des technologies au service de la modernisation des services publics devrait constituer un thème de réflexion privilégié. Autant dire que l’expression des usagers, et surtout des gestionnaires des territoires spécifiques comme ceux de montagne, sera cruciale dans le déroulement des assises. |
| Entretien avec Bruno Janet «Renforcer l’attractivité des territoires de montagne grâce au haut débit » |
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Bruno Janet, conseiller spécial du président de France Télécom et directeur des relations avec les collectivités locales, ne doute pas que le déploiement du haut débit se traduise rapidement par un regain d’intérêt pour les territoires de montagne.
PLM: Où en est le haut débit en France aujourd’hui?
Bruno Janet: Aujourd’hui, 98,3 % de la population française peut bénéficier d’un accès à haut débit ADSL. Ce résultat est le fruit d’une politique volontariste développée par FranceTélécom-Orange dans le cadre du plan « Haut débit pour tous », lancé en 2003, et qui a nécessité un investissement sur fonds propres d’unmilliard d’euros. Au terme de ce plan, seuls 1,7 % des foyers français ne peuvent, pour des raisons techniques liées à l’affaiblissement du signal, avoir accès à l’ADSL et sont situés dans des « zonesd’ombre ».
PLM: Comment parvenir à éliminer ces dernières zones d’ombre?
B.J.: La résorption de ces zones ne peut plus désormais relever du seul financement de l’opérateur. Cette démarche correspond bien à un impératif d’aménagement du territoire demandant la mobilisation des différents acteurs privés et publics.
Depuis début avril France Télécom propose deux nouvelles solutions alternatives. Pour les zones d’ombre ADSL les plus importantes (40 lignes en moyenne raccordées à un même sous-répartiteur), nous proposons la mise en place de « NRA ZO » (pour noeuds de raccordements abonnés zones d’ombre). Pour les lignes plus isolées, le Groupe développe une solution haut débit par satellite.
Avec le NRA ZO, il s’agit de réduire la distance entre le domicile du client et le central téléphonique en installant un nouvel NRA, auquel sont alors rattachés les abonnés de la zone concernée. Cette solution, qui permet à une collectivité de mettre en oeuvre un NRA ZO, est ouverte à tous les opérateurs pour offrir leurs services aux clients.
France Télécom propose également via sa filiale NordNet le haut débit par satellite. Ceci permet au client actuellement en zone d’ombre de pouvoir bénéficier d’une connexion haut débit illimitée, ou tout simplement de se connecter à l’Internet haut débit sans posséder de ligne téléphonique. Elle sera accessible partout en France. Il suffira au client d’installer une antenne parabolique et un modem.
PLM: L’offre France Télécom se cantonne-t-elle à l’accès au haut débit?
B.J.: L’ambition du groupe France Télécom va plus loin: apporter aux collectivités des services innovants dans tous les domaines de leur action. C’est dans cet objectif que nous avons conçu le Plan 3 x 10, un bouquet de services orienté vers le développement des services aux citoyens, le développement économique et l’amélioration de la gestion interne des collectivités.
Évolution de la couverture ADSL en France

Taux comparés de couverture ADSL en 2007

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