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Alors que la Direction de la défense et de la sécurité civiles (DDSC) travaille à une réforme de l’organisation de la sécurité des activités du domaine skiable, les acteurs de terrain, maires et professionnels du ski, s’inquiètent de la disparition d’un régime spécifique éprouvé.
Dans le prolongement de la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004, et de ses textes d’application, le ministère de l’Intérieur (précisément la DDSC) entend réformer, dans le sens de la rationalisation et de l’unification, le régime applicable à la sécurité des activités du domaine skiable.
C’est peu de dire que les maires, les opérateurs de remontées mécaniques et les professionnels de la sécurité sur les domaines skiables, notamment les directeurs de pistes, sont fortement réservés sur ce projet de réforme.
Dans une remarquable unanimité, ils rappellent que l’activité de secours sur les domaines skiables, dont l’organisation demeure placée sous la responsabilité des maires, exige une technicité particulière et une connaissance étroite du milieu montagnard, acquises par des professionnels, à l’issue d’une formation adaptée, puis nourries par l’expérience. En l’occurrence, semblable activité, authentique savoir-faire, ne saurait être confiée à des bénévoles, parfois inexpérimentés.
Le métier de pisteur secouriste, un authentique savoir-faire
La crainte partagée des élus, opérateurs de remontées mécaniques et professionnels du secours sur pistes, est liée à une éventuelle mise en cause, voire à la disparition, du brevet national de pisteur secouriste, notamment.
Dans une lettre commune (1), qu’ils lui ont adressée fin janvier, ils ont signifié à la ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot- Marie, leur inquiétude à cet égard, en lui rappelant la singularité du métier de pisteur secouriste, qui ne saurait être diluée dans un quelconque régime général de l’organisation des secours.
Ils devaient exposer, ensemble, début avril, au directeur de la défense et de la sécurité civiles, représentant la ministre, leurs solutions, afin que soit sauvegardé unmétier, exercé par des professionnels, dont chacun – à commencer par les personnes secourues – reconnaît la compétence et le dévouement.
(1) Lettre cosignée par les présidents des associations et organismes suivants : Association nationale des élus de la montagne; Association nationale des maires des stations de montagne; Syndicat national des téléphériques de France ; Association nationale des directeurs de pistes ; Association nordique France. |