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Les états généraux de l’organisation de la santé (EGéOS), qui se sont tenus à Paris, le 8 février dernier, avaient pour objet d’explorer les voies et les modalités d’une distribution rationnelle de l’offre de soins de premier recours sur le territoire national.
La tenue, à Paris, de la première synthèse des EGéOS avait été précédée d’une large concertation, engagée en novembre 2007, portant sur l’offre de médecine de ville de premier recours, c’est-à-dire essentiellement les généralistes (1).
La réflexion, associant l’ensemble des acteurs concernés, ne pouvait en effet plus être différée, compte tenu de la situation paradoxale dans laquelle se trouve la médecine ambulatoire: celle où les patients rencontrent, de plus en plus souvent, les plus grandes difficultés à trouver un médecin près de chez eux, alors même qu’il n’y en a jamais eu autant en France. Compte tenu de ce contexte, il s’agit de prévoir différents dispositifs afin d’éviter que ne s’installent des déserts médicaux.
Vers une régionalisation de l’offre
A cet égard, on relèvera que les travaux ont essentiellement mis l’accent sur l’offre de soins dans les zones rurales et périurbaines les moins favorisées, pour regretter qu’aucune intervention officielle n’ait fait mention d’une quelconque spécificité montagne.
Dans son discours de clôture, la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin, a annoncé différentes mesures allant dans le sens d’une organisation rationnelle de l’offre demédecine de premier recours, à l’égal bénéfice des praticiens et des patients.
D’abord, un recrutement davantage interrégional – vivement souhaité par l’Association – devra êtremis en oeuvre, au moyen d’une modulation régionale du numerus clausus en fonction des besoins des territoires de santé et de la démographie médicale.
Ensuite, la ministre s’est prononcée en faveur de l’instauration d’un nouvel instrument incitatif : le « contrat territorial d’installation » signé entre le professionnel de santé, l’assurance maladie et les collectivités territoriales, dont l’objet serait de concentrer les aides financières, le soutien matériel à l’installation, et les dispositifs d’accompagnement au bénéfice du médecin. Enfin, est envisagée la définition d’un schéma régional d’aménagement de l’offre de soins de premier recours, qui associerait les professionnels et les élus des territoires concernés.
(1) Voir la contribution écrite de l’Association ICI |