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Sous les effets du changement climatique, le milieu naturel en montagne semble condamné à devenir plus fragile. Au-delà des enjeux strictement environnementaux, cette évolution est d’abord un sujet de préoccupation en matière de sécurité.
La lente élévation de température est en passe de produire des effets spectaculaires sur le milieu naturel montagnard. Ceux-ci se traduiront principalement par une remontée des étages sylvicoles et un assèchement relatif des sols.
En effet, en dépit d'un volume annuel en légère diminution, les précipitations devraient augmenter sensiblement en hiver et les étés devenir plus secs et plus chauds. Les alpages et les forêts devraient voir leurs sols s’assécher notablement, les rendant d’autant plus sensibles à l’érosion.
Les phénomènes gravitaires tels que les crues et les laves torrentielles, les glissements de terrain, mais également les dérochements ou les déracinements d’arbres devraient ainsi mécaniquement s’amplifier (les avalanches a priori ne seraient pas concernées).
Des catastrophes plus violentes et plus fréquentes
En outre, les occurrences de catastrophes naturelles devraient, selon toute probabilité, non seulement s’accentuer en intensitémais également en fréquence. Au total, les forêts de protection, fragilisées, ne seraient plus à même de remplir leur rôle. Un tel constat plaide donc en faveur d’une action publique rapidement mobilisable dans deux domaines à la fois distincts et complémentaires.
D’une part, une politique de stockage de l’eau en altitude qui permette de contrebalancer, tout au moins en partie, les risques d’écoulements trop massifs en aval. D’autre part, une incitation à l’adaptation des forêts de montagne pour accompagner les mutations, tant de leur étagement que de leur panoplie d’essences, qui vise prioritairement les forêts de protection. |