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RÉFORME DES COLLECTIVITÉS LOCALES

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Vie de l'ANEM

Sommaire du PLM 180

SERVICES DE SANTÉ
Les montagnards défendent leurs territoires

Reçus le 11 décembre 2007 à l’occasion d’un dîner par la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, les élus de la montagne(1) étaient venus faire part de leur préoccupation quant à la désertification médicale croissante de leurs territoires. La ministre a prêté une oreille attentive mais elle n’en a pas moins défendu sa politique.

Constituée d’une dizaine de parlementaires (1), la délégation de l’Association s’est employée à témoigner de la réalité alarmante de l’organisation des soins de santé en zones de montagne : démographie médicale en baisse rapide, notamment dans les stations, qu’il s’agisse des cabinets médicaux ou bien des soins infirmiers à domicile, cadence accélérée des gardes avec rétrécissement des horaires, fermetures de services spécialisés dans les hôpitaux publics, voire tout simplement la suppression d’implantation d’unités hospitalières entières.
Dans ce contexte, les élus se sont montrés particulièrement inquiets de la généralisation, cinq ans après sa création, de la T2A (tarification à l’activité) pour le financement des hôpitaux publics, redoutant que cet outil de performance ne condamne à court terme de nombreux autres hôpitaux et aggrave d’autant l’enclavement sanitaire de lamontagne. C’est pourquoi ils ont demandé à la ministre que la T2A tienne compte de la spécificité de leurs territoires.

Les élus encouragés à participer aux ARS

Dans ses réponses, Roselyne Bachelot s’est voulue rassurante et a fait valoir que la désertification médicale concernait bien d’autres territoires, au-delà de la montagne. Elle a également assuré qu’il n’y avait pas de nouvelle carte hospitalière en projet et que toutes les implantations actuelles seraient maintenues. Après avoir rappelé que les actuels schémas régionaux d’organisation hospitalière (SROS) permettent de tenir compte des particularités territoriales, et notamment de l’isolement en montagne, pour structurer localement l’offre de soins, elle a vivement encouragé les élus à s’investir dans les agences régionales de santé (ARS) pour en obtenir la traduction concrète sur le terrain.
Elle les a également invités à participer aux états généraux de l’organisation de la santé pour qu’ils y proposent leurs solutions, et elle s’est engagée personnellement à veiller à ce que l’association soit auditionnée dans ce cadre.

(1) Outre le président de l’Association, Martial Saddier, la délégation était composée de quatre sénateurs (Jacques Blanc, Lozère - Paul Blanc, Pyrénées-Orientales - Pierre Hérisson, Haute-Savoie - Jean-Marc Juilhard, Puy-de-Dôme) et de quatre députés (Michel Bouvard, Savoie - Jean Launay, Lot - Pierre Morel A L’Huissier, Lozère - Chantal Robin Rodrigo, Hautes-Pyrénées) et le délégué général, Pierre Bretel.


Tribune libre
« Il faut se donner les moyens de répondre au défi du réchauffement en montagne »

«A n’en pas douter, lamaîtrise de l’énergie, et à travers elle, des émissions de gaz à effet de serre (GES), s’impose désormais à l’esprit de chacun comme la priorité de toutes les urgences, non seulement dans le champ de l’action environnementale mais aussi comme la seule voie durable de développement.
Ce n’est donc pas un hasard si une des premières politiques publiques à sortir revivifiée du Grenelle de l’environnement est celle qui porte sur l’amélioration thermique des bâtiments, qu’ils soient publics ou privés. La qualité considérable d’énergie que nous perdons à cause de leur mauvaise isolation correspond à autant de GES émis sans contrepartie, autant dire “criminels “… Il était donc grand temps de redéployer sigificativement cette politique.
La meilleure condition de succès pour cette entreprise passe, une fois n’est pas coutume, par les moyens budgétaires qui lui seront consacrés, Et de ce point de vue, il en va à peu près des collectivités comme desménages : ces aides produiront une émulation d’autant plus vertueuse, c’est-à-dire à grande échelle, qu’elles seront fortement incitatives. C’est là pour les pouvoirs publics un premier défi à relever, sur lequel vient se greffer celui, tout aussi fondamental, de la spécificité montagne.
En effet, l’isolation et le chauffage des bâtiments enmontagne se heurtent aux rigueurs exceptionnelles évidentes du climat, qui exige de plus grosses quantités d’énergie mais également des réponses techniques plus élaborées, donc nécessairement plus coûteuses. Faute d’intégrer la dimension non négligeable de ces surcoûts, les aides financières qui seront proposées tant aux collectivités qu’aux particuliers risquent de n’avoir aucun impact, faute d’atteindre un “seuil de persuasion“ suffisant. Même si cela relève du simple bon sens, il est aujourd’hui plus qu’opportun de le rappeler haut et fort à qui de droit.»


La Caisse des dépôts et l’ANEM s’engagent dans un partenariat

Le 14 janvier dernier, Martial Saddier, président de l’ANEM, et Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts, ont signé une convention de partenariat portant sur le développement durable. D’une durée de trois ans, elle s’inscrit dans le prolongement de l’opération initiée fin 2007 pour diffuser à toutes les collectivités de montagne le rapport Au-delà du changement climatique, les défis de l’avenir de la montagne, présenté par l’association lors de son 23e congrès. Pour l’institution financière publique et l’association, l’enjeu est de mener une réflexion commune et de conduire des actions sur différents thèmes afférant au développement durable et équitable de la montagne. Ainsi, la réalisation de bilans carbone des collectivités de montagne, la baisse des émissions de CO2 et des pollutions liées aux activités en montagne, la protection de la biodiversité, la réduction des consommations d’énergie des bâtiments d’activité et résidentiels, les investissements dans les énergies renouvelables sont, parmi d’autres, les axes de travail.

 

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