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Dossier "Tourisme" Sommaire du PLM 179
TOURISME
L’exigence d’une adaptation par la promotion du territoire |
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Le rapport de l’ANEM, Au-delà du changement climatique, les défis de l’avenir de la montagne, rendu public lors du 23e congrès, expose en quoi, sous réserve d’une adaptation, le tourisme est un secteur de l’activité économique de montagne au sein duquel s’exprime une « appropriation territoriale du changement climatique ».
Alors qu’à la mi-décembre un enneigement plutôt satisfaisant pouvait être constaté sur l’ensemble des massifs, laissant augurer d’une saison 2007-2008 bien meilleure que la précédente, il n’est pas inutile de tracer, lucidement, les perspectives du tourisme en montagne, compte tenu des phénomènes ou impératifs liés au changement climatique. S’il n’est pas douteux que l’activité «sports d’hiver» contribue encore, pour une part déterminante, à la vitalité économique des zones de montagne, il convient de concevoir l’offre touristique dans un cadre plus large, et de penser la station dans son contexte territorial. Précisément, ainsi que le souligne le rapport, la spécificitémontagnarde est un atout qu’il est opportun de mettre en avant.
A l’instar de ce que réalisent les Suisses, une stratégie de valorisation de «l’identité montagne» doit être privilégiée. Par hypothèse, en effet, celle-ci est moins sujette aux incertitudes des activités dépendantes de la saisonnalité, ou tributaires des aléas climatiques.
Agriculture et artisanat contribuent à l’image
En ce sens, l’entretien de l’espace et le maintien d’un tissu artisanal et agricole peuvent jouer un rôle majeur enmatière de développement touristique; que l’on songe, simplement, aux labels de qualité commemarqueurs d’une identité locale forte. La valorisation d’une spécificité montagne doit s’accompagner d’une promotion de produits touristiques élaborés et en phase avec les exigences du développement durable.Autrement dit, les impératifs liés à l’environnement constituent désormais, par euxmêmes, des critères de qualité de l’offre touristique en montagne. La réhabilitation de l’immobilier de loisir est un exemple particulièrement significatif à cet égard: elle offre l’opportunité d’un recours systématique aux économies d’énergie, et d’une réduction corrélative des gaz à effet de serre (GES).Dans lemême sens, le secteur de l’hôtellerie doit bénéficier de mesures incitatives (crédit d’impôt notamment) qui encourageront les propriétaires à investir dans des travaux de mise aux normes énergétiques et environnementales.
Les préoccupations et recommandations exprimées ou formulées dans le rapport de l’association, devraient contribuer à la réflexion des groupes de travail censés préparer les assises du tourisme de montagne, annoncées pour le printemps 2008(1).
(1) Voir l’allocution de Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation et au Tourisme, prononcée lors du 23e congrès, disponible ici. |
SOMMETS DU TOURISME
La pression foncière au coeur
des travaux |
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La 9e édition des Sommets du tourisme s’est tenue à Chamonix du 12 au 14 décembre 2007. Les travaux ont porté sur le foncier, précisément sur le boom de l’immobilier de loisir, et sur la pression foncière corrélative qui s’exerce dans les sites touristiques, bien souvent au détriment des populations permanentes.
La considération des intérêts des populations résidentes passe par la maîtrise des effets sociaux et économiques liés à la croissance de la demande de l’immobilier de loisir. Un exemple significatif peut être donné à travers le cas de la station des Gets, où il apparaît que, compte tenu du coût de l’immobilier dans la station, les familles sont contraintes de s’installer dans la vallée, si bien que du fait d’une moindre fréquentation par les enfants, l’école de la commune est sous la menace d’une fermeture de classes.
Les habitants chassés par les résidents secondaires
La désertification des stations par les jeunesménages n’est pas propre à la France, comme l’a exposé Peter Ries, directeur général de l’office de tourisme de Garmisch-Partenkirchen. Dans cette station d’Allemagne de renommée internationale, la problématique des résidences secondaires est forte, et les familles sont elles aussi contraintes à quitter la station.
Pour encadrer le phénomène de croissance du nombre de résidences secondaires, l’Allemagne a imaginé de recourir aux dispositifs fiscaux. Précisément, a été instituée une taxe particulière sur les résidences secondaires. Ce principe de taxation a, au demeurant, été jugé conforme à la Loi fondamentale (il s’agit de la Constitution allemande) par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe (l’équivalent de notre Conseil constitutionnel). Grâce à cette taxe, le nombre de résidences secondaires dans la station de Garmisch, qui n’offre plus d’espace foncier disponible, a été réduit ; une tendance qui demande à être confirmée, ainsi que le relevait Peter Ries.
L’outil fiscal comme contre-feu
L’outil fiscal semble devoir être pareillement utilisé en Suisse, par exemple dans la station internationalement connue de Crans- Montana (Valais). Il y est proposé de supprimer la taxe de séjour et de la remplacer par une taxe sur les résidences secondaires, dont le produit serait affecté au financement des infrastructures d’accueil, de transports et de loisirs. Comme on le voit, pour répondre à des problématiques, également bien connues en France, nos voisins étrangers, professionnels du tourisme, ont mis en place des outils fiscaux innovants. Si comparaison n’est pas raison, il n’est pas interdit de réfléchir à la possibilité de leur transposition dans notre arsenal juridique. |
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