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La permanence des soins (PDS) ambulatoires est définie comme une mission de service public, assurée par les médecins libéraux, sur la base du volontariat, durant les heures de fermeture des cabinets médicaux, soit de 20 heures à 8 heures en semaine, et du samedi 12 heures au lundi 8 heures.
Trouver immédiatement un médecin lorsqu’une situation médicale, par hypothèse imprévue, l’exige, devient une préoccupation largement répandue pour la population. On ajoutera que c’est un droit qui doit être garanti.
Ainsi que le souligne le rapport, la difficulté d’accéder à unmédecin de ville apparaît, en pareille circonstance, particulièrement ardue en zones rurales et de montagne. Le « découragement des professionnels qui exercent en milieu rural » est de plus en plus perceptible, ce qui ne manquera pas de soulever quelques difficultés, s’agissant d’un dispositif fonctionnant sur la base du volontariat, réserve faite, toutefois, de la faculté pour le préfet de département de procéder aux réquisitions nécessaires.
Des hôpitaux pour pallier l’insuffisance de médecins libéraux
Précisément, au regard de la permanence des soins, des disparités notables existent entre les médecins des zones urbaines, pour la plupart dégagés des contraintes par la présence de SOS médecins ou de structures d’urgence parfois multiples, et les médecins des territoires ruraux, moins nombreux, plus âgés, et sans nul doute davantage occupés que leurs confrères. Ainsi, en Ariège, en 2006, 43 % des médecins généralistes libéraux avaient entre 55 et 59 ans, cependant que, selon le conseil départemental de l’ordre des médecins, la majorité des nouveaux inscrits dans ce département en 2005 sont des médecins hospitaliers.
Le découragement des médecins libéraux a pour effet un fonctionnement aléatoire, voire peu fiable, de la permanence des soins. Il en résulte alors un recours plus fréquent aux structures hospitalières, en particulier aux services des urgences.
Cette situation nous paraît justifier fortement le maintien, en milieu rural et en zones de montagne, d’hôpitaux de proximité, dont on mesure ici pleinement l’utilité, pour pallier l’absence de permanence de soins, normalement assurée par la médecine de ville. L’organisation de l’offre de soins ne semble guère pouvoir s’accommoder en montagne d’une approche sectorielle.
(1) Dr Jean-Yves Grall, Mission de médiation et propositions d’adaptation de la permanence des soins. Rapport àMadame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, août 2007. |