 |
Depuis que le président de la Commission a approuvé le principe d’un livre vert sur lamontagne en décembre 2006, le projet semble avoir dumal prendre forme, en dépit des attentes fortes desmontagnards, pourtant relayées au sein de diverses instances européennes.
C’est l’occasion d’un dialogue concluant la session du comité des régions du 7 décembre dernier, et en réponse une question posée parOlivier Bertrand,membre du comité et maire de Saint-Silvain-Bellegarde (voir entretien ci-dessous), que le président José Manuel Barroso a approuvé la proposition d’engager les services de la Commission européenne dans la rédaction d’un livre vert sur la montagne. Près de neuf mois plus tard, le président Barroso a réitéré son intention de donner suite cette proposition, l’occasion d’un déplacement au Puy-en-Velay (Haute-Loire), le 2 septembre. Toutefois, aucun commissaire ou service de la Commission ne sera diligenté sur ce chantier, tant que le comité des régions n’aura pas fourni une contribution. C’est dans cette perspective que la commission du développement durable du comité a désigné, le 2 octobre, le président de la province autonome de Bolzano (Trentin-Haut-Adige), comme rapporteur d’un avis d’initiative en faveur d’un livre vert pour la montagne.
Inscrire la spécificité montagne dans la doctrine communautaire
Le Tyrol italien se trouvant la confluence des deux principales cultures de lamontagne présentes en Europe, le choix de cette personnalité, encline au consensus, n’a rien d’anodin. En tout état de cause, l’avis d’initiative devrait être soumis l’approbation de la session plénière du comité de mars 2008. De son côté, le Parlement européen devrait prendre une initiative analogue afin d’apporter sa propre contribution. Les réflexions ainsi engagées rejoindront celles lancées sur les perspectives budgétaires de l’Union au-del de 2013 d’une part, et sur la prochaine réforme de la politique agricole commune. D’autre part, l’enjeu n’est pas moins d’inscrire très en amont la spécificitémontagne dans la doctrine qui conditionnera les débats relatifs aux grands textes réglementaires qui régiront l’Union européenne de demain.
|