«Congrès et Grenelle, deux temps forts pour l'environnement…»
«Si l’actualité de ce mois d’octobre sera sans conteste marquée par la tenue du Grenelle de l’environnement dans ses derniers jours, elle n’occultera pas le rendez-vous annuel des montagnards que constitue notre congrès. D’ailleurs, les deux événements sont intimement liés. Le choix de consacrer une part importante de notre programme à la question du changement climatique ne doit en effet rien au hasard. Je n’aurai
pas la prétention d’affirmer que le Grenelle ne pourrait se tenir sans que notre congrès ait lieu, mais il est clair qu’il sera au centre de nos débats et que leurs conclusions, que nous voulons formuler sous forme de propositions, auront une place, relative certes, mais pleinement légitime, dans le programme
d’action gouvernemental qui en résultera.
Aux côtés de l’encadrement des OGM ou de l’émergence d’une démocratie écologique, la lutte contre les émissions de carbone semble devoir s’imposer comme un des objectifs les plus emblématiques, et la montagne s’y trouve directement impliquée. Figurant parmi les premiers territoires à en subir les effets, elle appelle une mobilisation particulière et adaptée des pouvoirs publics pour les juguler ou s’y adapter. Car en tout état de cause, le changement climatique constitue un facteur aggravant très inquiétant de la fragilisation de notre économie en venant y ajouter de nouvelles contraintes et de nouveaux surcoûts.
Et c’est bien pour cela qu’une véritable stratégie se doit d’être déployée, notamment à l’égard de tous les professionnels, notamment du tourisme, mais également des artisans, pour que nos montagnes soient vivantes toute l’année, tant l’hiver que l’été.»
Martial Saddier, président de l’ANEM. Député de la Haute-Savoie