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Sommaire du PLM 175
MISSION CHANGEMENT CLIMATIQUE
Un été sous le signe du climat |
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L’initiative de l’association de conduire une mission d’étude sur le changement climatique(1) répond à la promesse d’un plan quinquennal de relance du tourisme en montagne en hiver et en été du candidat Nicolas Sarkozy, élu à la présidence de la République, et contribue à la réflexion du Grenelle de l’environnement. Les travaux ont commencé au début de l’été.
Le comité de pilotage de la mission relative au changement climatique s’est mobilisé dès juillet avec une trentaine d’auditions. Ses membres ont pu entendre des universitaires et des chercheurs, des élus, des représentants de l’administration, des socioprofessionnels, sur de nombreux thèmes, tels que la climatologie, les risques naturels, l’aménagement du territoire, le tourisme, l’agriculture, l’eau, la forêt, etc.
Les enjeux sont cruciaux: état des connaissances et bilan des observations en montagne dans différents domaines et activités, adaptation des politiques publiques locales, synergie des acteurs…
Le comité de pilotage mène une réflexion transversale afin d’appréhender l’impact du changement climatique de façon globale sur toutes les activités des zones demontagne dans l’ensemble des massifs et à toutes les altitudes.
Un livre blanc est aujourd’hui en cours de gestation au sein de l’ANEM et fera l’objet de nombreux débats à l’occasion du prochain congrès de l’association, les 25, 26 et 27 octobre prochain, dans la haute vallée de la Bruche (Bas-Rhin). Le président Saddier espère, au lendemain du congrès, rencontrer le président de la République pour lui remettre les propositions de l’association.
(1) Voir. PLM n° 174, p. 11 |
Tribune libre
« La montagne pratique le Grenelle de l’environnement depuis plus de vingt ans » |
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«Le Grenelle de l’environnement nous est annoncé comme un des événements marquants de la rentrée, avec son ambition de pacte refondateur. Vu sous cet angle, la montagne ne se trouvera pas prise au dépourvu. Car la loi du 9 janvier 1985, qui encadre depuis plus de vingt ans la politique qui s’applique à nos territoires d’altitude, ne fut rien d’autre qu’un Grenelle Montagne, qui nous gouverne encore aujourd’hui. Affirmer que développement et protection sont d’égale importance, mais surtout ne peuvent atteindre leurs objectifs l’un sans l’autre, peut paraître aujourd’hui relever du truisme, mais c’était alors une véritable révolution culturelle que les montagnards n’ont cessé depuis de mettre en pratique.
Dès lors, en tant que précurseurs, les élus de la montagne semblaient devoir bénéficier d’une place toute trouvée dans le processus de préparation du Grenelle de l’environnement. On le sait, cette option n’a pas été retenue dans la composition institutionnelle des groupes de travail, et on peut certes le déplorer. Mais, outre le fait qu’au travers de désignations à d’autres titres, plusieurs élus de montagne, et non des moindres, ont pu participer «de facto» aux travaux préparatoires, en parallèle, les membres de l’ANEM se sont employés à élaborer des propositions constructives dont je ne doute pas qu’elles retiendront l’intérêt.
Car je sais par expérience que le sérieux, la solidarité et la ténacité des montagnards sont reconnus à leur juste valeur et finissent toujours (ou, tout du moins, le plus souvent) par l’emporter.»
Jean Briane, Membre honoraire du Parlement, ancien député de l’Aveyron, président de l’ANEM de 1986 à 1988. |
23e congrès de l’ANEM / Changement climatique, Europe et finances
Quelles perspectives pour la montagne ? |
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A l’heure où les médias sont polarisés par le Grenelle de l’environnement, le 23e congrès, qui se tiendra les 25, 26 et 27 octobre dans la haute vallée de la Bruche (Bas-Rhin), va contribuer au débat sur le changement climatique, les élus de la montagne ayant déjà entamé leur propre réflexion dès le début de l’année. En effet, l’impact du dérèglement climatique est déjà très perceptible sur nos territoires, particulièrement sensibles au phénomène. C’est pourquoi il faut non seulement anticiper ses conséquences pour l’avenir (adaptation, notamment des politiques publiques et d’aménagement), mais aussi lutter contre le réchauffement (prévention). Les conséquences sur le milieu naturel et ses ressources, ainsi que sur les activités économiques (tourisme, agriculture, forêt, pastoralisme…) seront abordées. Le rapport de l’ANEM, qui fournira aussi des propositions d’action, et le plan quinquennal de relance du tourisme d’hiver et d’été promis par le président de la République, seront à n’en pas douter des temps forts du congrès.
Entre livre vert et réforme des dotations
L’Europe, qui doit devenir concrètement un atout supplémentaire pour la montagne, sera bien entendu intégrée à la réflexion au moment où l’Union élabore un livre vert pour une véritable politique en faveur des massifs montagneux. Enfin, les modifications annoncées du système d’indexation et de calcul des dotations d’Etat feront l’objet d’un atelier au cours duquel l’association présentera le résultat de son étude sur trois ans d’application de la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF).
De nombreux élus, des spécialistesmais aussi desministres sont attendus pour débattre avec les congressistes. |
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