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Le 9 mai dernier, le directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), de Toulouse, avait refusé d’octroyer au syndicat mixte de Guzet (Ariège) le bénéfice du chômage partiel pour ses employés, dont il avait introduit la demande le 5 janvier. Le motif invoqué était que les personnels des établissements publics administratifs, et notamment les régies directes (comme celle de Guzet), ne pouvaient y prétendre, le régime du chômage partiel ne pouvant s’appliquer qu’aux établissements soumis à la législation sur la durée du travail, ce qui, selon l’administration, n’est pas leur cas.
Le juge des référés du tribunal de Toulouse a néanmoins suspendu cette décision de rejet, le 2 août, et enjoint le DDTEFP de réinstruire la demande dans un délai d’un mois. L’ordonnance accorde ainsi un crédit suffisant à l’argument du syndicat mixte, recourant à une jurisprudence clairement établie du Conseil d’Etat (CE, 9 octobre 2002, GIAT industrie).
Celle-ci stipule qu’il suffit, pour pouvoir bénéficier du chômage partiel, d’être lié à son employeur par un contrat de travail. Or, les salariés du syndicat mixte de Guzet relèvent justement du droit privé, notamment par l’application des accords de branche du secteur des téléphériques.
Ne reste plus à espérer que le juge du fond se rallie à la position du syndicat.
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