«Le contraire d’un climat de cocagne…»
«Dans ce monde de modes rabâchées qui vous transforment « in petto» des indices en certitudes, nous vivons désormais à l’heure des conséquences du changement climatique. En marge et au-delà du Grenelle de l’environnement qui va tenter cet automne de mettre un peu d’ordre dans le désordre ambiant, il est du meilleur goût d’inventer l’avenir à l’aune des soubresauts de la météorologie nationale et mondiale.
Il se trouve que notre association n’a attendu ni l’élection de M. Sarkozy ni l’irruption de ce fameux grand ministère qui va devoir trouver sa voie quelque part entre chien et loup, pour lancer dans la discrétion une mission exploratoire sur tout ce qui pourrait changer en montagne en raison du réchauffement de la planète. Sa restitution nourrira le débat lors du congrès de l’ANEM en octobre dans les Vosges, où nous ferons d’ailleurs savoir notre regret que les élus de la montagne n’aient pas été intégrés ès qualités, dans le Grenelle de l’environnement.
Mais voilà que l’actualité de cet été 2007 nous a réservé l’un de ces pieds de nez qui invitent à l’humilité les savants autant que ceux qui ne le sont pas. En fait de changements climatiques, on a eu l’hiver en été après avoir souffert des méfaits de la chaleur en hiver, preuve qu’il faut s’attendre à tout, et même à son contraire. Et puis, dans le domaine de la biodiversité, il y a eu l’affaire de l’ourse slovène Franska, dont il aura fallu attendre la mort accidentelle, pour que soit reconnu le caractère résolument atypique de son comportement, lequel de son vivant, avait pourtant échappé à d’autres savants.
Et si finalement, comme le suggérait un humoriste, l’avenir n’était finalement que du passé en préparation ?»
Henri Nayrou, secrétaire général de l’ANEM. Député de l’Ariège.