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Sommaire du PLM 174
RÉUNION DU BUREAU
Bilan de la saison d’hiver, changement climatique et prévention des risques |
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Peu fréquemment convoqué, le bureau de l’association s’est réuni à l’Assemblée nationale le 27 juin, au lendemain des élections législatives, afin de préparer les échéances les plus immédiates.
En ouverture de séance, le président de l’association, Martial Saddier, a félicité les députés membres du comité directeur, tous réélus. Il a relevé avec satisfaction que trois d’entre eux avaient été appelés au gouvernement (voir page de gauche). Par ailleurs, le président a confirmé l’achat de locaux à proximité de l’Assemblée nationale, dans la perspective d’un transfert du siège de l’association au début de l’année 2008. L’ordre du jour appelait ensuite certaines questions dont l’actualité nécessitait un débat et une prise de position rapide, justifiant la réunion d’un bureau (50 membres) plutôt que d’un comité directeur (142 membres).
Inquiétude sur le renforcement de la prévention des avalanches
La première d’entre elle fut d’arrêter la thématique du 23e congrès de l’association qui se tiendra dans la haute vallée de la Bruche, dans lesVosges, du 25 au 27 octobre 2007. Le choix a ainsi été confirmé d’organiser les débats autour du rapport sur le changement climatique que l’association devrait produire à l’issue de la mission qu’elle vient d’engager sur le sujet (voir ci-contre). Le bilan des mesures mises en place en raison du déficit d’enneigement durant la saison 2006-2007 s’est ensuite imposé comme une préoccupation majeure. Les membres du bureau ont pu constater en effet de fortes disparités d’application d’un département, voire d’un massif à l’autre, concernant notamment l’éligibilité des régies directes au dispositif.
Enfin, les membres du bureau ont débattu des conclusions très prochaines du rapport de la mission d’inspection sur la cartographie du risque d’avalanche dans les plans de prévention des risques, pour s’inquiéter des implications que pourrait avoir la prise en compte du risque tricentennal, tel que cela pourrait être proposé.
L’exercice s’étant montré concluant, le bureau de l’ANEM devrait désormais se réunir plus souvent. |
Tribune libre
«La solidarité montagnarde Nord-Sud se doit d’être toujours plus performante» |
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«De par l’idée même de solidarité qu’elle sous-tend, la coopération est par nature une affaire de montagnards. Non par souci d’exclusivité (ce qui n’est fort heureusement pas le cas dans la réalité des nombreuses coopérations existantes), mais avant tout parce que les rigueurs objectives de la vie en montagne ont de longue date aguerri ses habitants à la pratique de la solidarité sous de nombreuses formes. Parce que la montagne génère une culture qui lui est propre, elle dispose en conséquence de savoir-faire exceptionnels qui ne demandent qu’à être partagés. De cette solidarité objective ont d’abord émergé les comités de massif et les coopérations transfrontalières. Mais aujourd’hui, les collectivités de montagne sont pour la plupart engagées dans des actions de coopération décentralisée avec des montagnes lointaines des quatre coins du monde. Les orientations actuelles du ministère des Affaires étrangères focalisant les priorités de coopération, d’une part, sur les thèmes de l’eau et du développement touristique, et, d’autre part, en termes de destination sur la Chine, la Russie et les Balkans, constituent un cadre dans lequel la montagne a de nombreux atouts à faire valoir. Sur cette question cruciale pour l’avenir économique de la planète, les élus de la montagne entendent être non seulement présents mais également constructifs au travers de leur contribution. »
Jean Digonnet Conseiller général de la Haute-Loire. |
23econgrès
La haute vallée de la Bruche accueillera le prochain congrès de l’association |
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Le 23e congrès de l’association se tiendra les 25, 26 et 27 octobre 2007 dans la haute vallée de la Bruche. Cette vallée, située sur le versant alsacien du massif des Vosges, tient son nom du cours d’eau qui la traverse. Ouverte, elle compte néanmoins les trois sommets bas-rhinois de plus de 1000 mètres : Champ du Feu, Donon et Rocher de Mutzig.
Autrefois marquée par l’industrie textile, la vallée présente aujourd’hui une activité économique plus diversifiée; avec près de 70 % de son territoire boisé, les entreprises de la filière bois s’y sont considérablement développées. Dans lemême temps, le tourisme de santé, né au XIXe siècle, a su évoluer pour proposer de nombreuses activités liées au patrimoine historique, comme le musée du pasteur Jean-Frédéric Oberlin, pédagogue du XVIIIe siècle, mais aussi liées à la valorisation du patrimoine naturel, avec un travail de réhabilitation paysagère et la création de nombreux itinéraires à thèmes.
Par ailleurs, on peut y visiter le camp du Struthof, seul camp de concentration nazi installé sur le territoire français, devenu un haut lieu de mémoire.
A une heure de Strasbourg ou de Colmar et à une demi-heure de Saint-Dié-des-Vosges, les quelque 20000 habitants que recense la vallée, comme les congressistes, pourront bénéficier de l’ouverture du TGV Est européen.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.hautebruche.com |
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Les élus au coeur du problème |
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Le changement climatique est au coeur des débats sur le développement durable. Les élus de la montagne ne peuvent ignorer son rôle central dans l’aménagement du territoire et les politiques publiques de demain, c’est pourquoi ils ont décidé de s’emparer du sujet.
L’objectif de la mission relative au changement climatique est double. Tout d’abord, son existence même constitue une démonstration supplémentaire de la prise de conscience des élus de la montagne et de leur implication concrète dans la réflexion relative au développement durable. Ensuite, elle vise à fournir des matériaux pour l’élaboration d’une doctrine propre à l’ANEM, sur laquelle s’appuiera son action à venir.
Anticiper pour adapter les politiques publiques
Le but ultime est d’anticiper, dans la mesure du possible, les évolutions, et d’adapter les politiques publiques nationales et locales à court, moyen et long termes pour l’aménagement de la montagne. Le plan quinquennal de relance du tourisme de montagne autant l’hiver que l’été figure parmi les premières propositions pour répondre au défi du changement climatique.
Un comité de pilotage a été mis en place, des auditions sont organisées, et des contributions écrites sollicitées sous la direction de ce comité. Les travaux doivent aboutir à la rédaction d’un rapport de synthèse. Il devrait être diffusé à l’occasion du 23e congrès, et son contenu décliné lors de tables rondes, ateliers ou débats divers. |
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