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Lors du Conseil des ministres de l’Union européenne du mois de mars, Dominique Bussereau, alors ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a présenté le mémorandum sur la mise en oeuvre et l’avenir de la politique agricole commune (PAC) réformée, lançant ainsi très en aval la réflexion et le débat communautaire sur la politique agricole commune de l’après-2013.
D’initiative française, le mémorandum présenté à Bruxelles par le ministre est aujourd’hui une démarche à laquelle souscrivent quatorze pays: Chypre, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Portugal, Slovénie, auxquels se sont ralliées la Bulgarie et la Roumanie. Lors du débat qui a suivi cette présentation, lesministres de l’Agriculture d’Allemagne, de Belgique, de Finlande et la délégation de l’Autriche ont à leur tour manifesté leur soutien.
Ce sont donc au total dix-huit Etats membres qui ont tout particulièrement souligné leur attachement au maintien d’une politique agricole européenne ambitieuse, moderne et compétitive, qui puisse répondre à tous les défis d’ordre environnemental et sanitaire. Ils ont réaffirmé leur souhait de voir préserver le caractère communautaire de cette politique agricole qui reste au coeur du projet européen.
Tous ont également insisté sur la nécessité de simplifier la gestion administrative de la PAC afin de la rendre plus simple, plus transparente et plus efficace. Ils ont également reconnu la pertinence de mesures complémentaires de nature à mieux prévenir et gérer les crises agricoles. Par ce document, les Etats membres signataires réaffirment que cette priorité est partie intégrante de la très importante réforme intervenue en 2003 et qui entre en vigueur cette année.
Une première contribution au débat
C’est sur cet aspect, par la position collective sur de grands principes, que le document constitue une première contribution, sans doute déterminante, au débat à venir à compter de 2009 sur la PAC, au-delà de 2013. Le mémorandum préconise par ailleurs des mesures destinées à la fois à prévenir mais aussi à gérer les crises.
La commissaire européenne à l’agriculture et au développement rural, Mariann Fischer- Boel, a fait part de son grand intérêt pour ce document et son contenu, tout particulièrement pour ce qui concerne la gestion des crises, considérant que les outils préconisés pourraient trouver application dès cette année à l’occasion de la réforme de certaines organisations communes demarché (fruits et légumes, viticulture, banane). |