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Au sortir d’une saison notablement difficile pour les stations de sports d’hiver – quoique la situation n’est pas inédite, et contrastée suivant les massifs –, il est possible de tirer quelques enseignements s’agissant de l’avenir des stations, voire, plus particulièrement, sur un aspect institutionnel lié à la conduite de la politique de la montagne.
D’abord, on regrette que la demande d’éligibilité des régies non dotées de la personnalité morale au dispositif du chômage partiel n’ait pas reçu de réponse favorable de l’administration centrale du ministère chargé du Travail et de l’Emploi, alors même que sur le terrain, il s’avère que dans certains départements (Isère, Hautes-Alpes, Haute-Savoie, notamment), les préfets ont décidé d’appliquer semblable régime.
Le souhait d’un interlocuteur unique
Ensuite, le déficit d’enneigement observé cette saison a eu pour mérite de soulever la question des investissements en faveur de la neige de culture, qu’il convient, ainsi que le relevait à juste titre GuyVaxelaire, lors de la réunion de Ventron(1), de «démythifier ». Sans doute, dans certaines stations, la neige de culture n’est plus la solution viable; pour autant, il est absurde d’y renoncer a priori. En revanche, il est déraisonnable d’y avoir recours afin de créer de nouvelles pistes.
Enfin, le dossier «Déficit d’enneigement » a révélé une certaine inertie des administrations, que l’association, confrontée en la circonstance à plusieurs interlocuteurs distincts, regrette. C’est pourquoi, le président Saddier souhaite que dans le prochain gouvernement, dont la composition définitive devrait intervenir à l’issue des élections législatives, il y ait un interlocuteur unique, clairement identifié, pour les élus de la montagne.
L’idée est celle d’un « référent montagne », au sein du gouvernement, qui serait chargé de faire remonter les demandes des élus de la montagne auprès de ses collègues ministres, dans le cadre, notamment, des réunions interministérielles.
(1) Voir PLM n° 172, p.11. |