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Sommaire du PLM 172
Déficit d'enneigement
Les massifs des
Vosges et du Jura dressent
le bilan de la saison |
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Les élus du massif vosgien et ceux du massif du Jura se sont réunis, le 25 avril dernier, dans l’accueillante station de Ventron (Vosges), afin de dresser un bilan de la saison 2006-2007. Au coeur des débats : l’avenir des stations de moyenne montagne.
La réunion de Ventron, qui a rassemblé une soixantaine de participants – élus et professionnels de l’économie touristique –, a été l’occasion de dresser un bilan de la saison pour le massif du Jura et celui des Vosges. Audelà du constat d’une baisse de chiffre d’affaires de l’ordre de 61 % et de 68 %, respectivement pour le massif du Jura et le massif des Vosges, les échanges ont porté sur la question de l’avenir des stations de moyenne montagne, compte tenu des aléas climatiques observés.
En la circonstance, les élus des deux massifs, dans une remarquable unanimité, ont jugé qu’il était nécessaire, pour la pérennité de leurs stations, et plus largement pour la vitalité économique de leur territoire, que soit mise en oeuvre une politique volontariste en faveur de la neige de culture. Ils ont néanmoins affirmé, à la suite du président Martial Saddier, qu’une telle politique devait être conduite au cas par cas, compte tenu du profil géographique et de l’offre touristique de chaque station.
Les élus du massif des Vosges, par la voix d’Alice Morel, viceprésidente de l’association, ont exprimé leur accord, pour ce qui les concerne, et ont repris à leur compte les termes et les conclusions de la motion adoptée, fin mars, par les élus du massif des Pyrénées (1).
(1) Cf. motion adoptée lors de la réunion de Villeneuve-de- Rivière (31), le 27 mars 2007, en ligne ici |
| Ultime concertation sur la circulaire UTN |
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Un premier projet de la circulaire relative à la nouvelle procédure des unités touristiques nouvelles (UTN) a été soumis à la concertation entre les représentants de l’Etat et les deux associations d’élus montagnardes, l’ANEM et l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), début mars. Au regard des attentes exprimées par les élus et les socioprofessionnels à Courchevel, le 1er février, cette version s’est révélée décevante, en raison d’absence de réponses sur certains points clairement identifiés.
Le 3 mars, une première réunion de concertation avait permis de passer ces points en revue, et une seconde rédaction de la circulaire devait les intégrer, dans la mesure du possible, même si le constat avait été fait que certaines questions nécessiteraient plus de temps pour être correctement traitées, avec toute la rigueur et l’exhaustivité requises.
Divers aspects (un tiers environ sur la dizaine signalée par les deux associations) ont été pris en compte dans une nouvelle rédaction qui a fait l’objet d’une réunion de concertation, le 27 avril. La publication de la circulaire ne devrait plus être maintenant qu’une question de semaines.
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Tribune libre
« Plus que jamais, la montagne doit être le laboratoire de l’excellence » |
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«À bien des égards, la montagne, dans notre pays, fait fonction de phare en montrant la direction à suivre, soit par l’innovation, soit par l’expérimentation de solutions originales, toujours inspirées de sa tradition et de son aptitude pour la qualité. Tout le monde a en mémoire la politique d’aide à l’installation des jeunes agriculteurs, ou encore l’aide complémentaire directe au revenu (avec l’indemnité compensatoire de handicap naturel), qui furent à l’origine des outils conçus pour la montagne et adaptés à ses réalités spécifiques, puis ensuite généralisés. La législature qui vient de se terminer a été, elle aussi, marquée par de nombreuses initiatives de cet ordre, montrant une nouvelle fois la créativité et le dynamisme constants des montagnards et de leurs élus. La modernisation de la loi montagne a été initiée à l’occasion de l’Année internationale des montagnes, certains éléments de la réforme de la DGF ou de celle des parcs nationaux ont consacré le principe de rémunération du territoire, ou encore les divers aménagements des règles d’urbanisme de montagne permettent désormais une application réaliste de l’obligation de construction en continuité. Territoire d’enjeux permanents, la montagne est confrontée constamment à deux types de pression contradictoires : les spéculations de tous ordres et la tentation de la sanctuarisation. Elle doit donc sans cesse faire face à de nouveaux défis. Et en pleine mondialisation, les prochains seront encore plus déterminants. Si d’importants chantiers législatifs sont aujourd’hui achevés, d’autres nous attendent déjà. Nous devons nous y préparer ensemble dès maintenant. »
Pierre Jarlier maire de Saint-Flour, sénateur du Cantal. |
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