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Dans son rapport public pour 2006, la Cour des comptes s’interroge sur les urgences médicales : elle dresse plusieurs constats et considère les évolutions récentes. Ses réflexions présentent un réel intérêt s’agissant des territoires de montagne.
L’organisation des services d’urgence hospitaliers doit satisfaire à trois impératifs : la proximité, la qualité et la sécurité des soins. Au 31 mars 2007, tous les services autorisés, désormais dénommés « structures des urgences», auront l’obligation de répondre aux mêmes exigences de qualité en termes d’effectifs et de compétences médicales et paramédicales. En territoire de montagne, il est nécessaire de maintenir un service performant d’urgence médicale. Faut-il rappeler en ce sens que selon une étude(1) de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé et des Solidarités, parmi les motivations les plus courantes exprimées par les patients s’agissant du recours aux urgences, figure, pour 47% d’entre eux, la proximité de l’établissement.
En ce sens, la Cour des comptes recommande, pour garantir une égalité de traitement de la population, d’améliorer l’efficacité du maillage territorial tel qu’il existe actuellement, en faisant appel à l’ensemble des acteurs et en confiant son organisation aux missions régionales de santé. En outre, elle préconise d’assurer une organisation performante des urgences vitales et des filières adaptées à la prise en charge de certaines populations, comme les personnes âgées.
On mesure aisément combien ces recommandations peuvent avoir un impact sur la permanence des urgences médicales hospitalières dans les zones de montagne.
(1) DREES, Etudes et résultats n° 215, janvier 2003, « Motifs et trajectoires de recours aux urgences hospitalières », cité in Cour des comptes, Rapport public annuel 2006. |