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Le comité des finances locales (CFL) s’est réuni le 6 février pour opérer des choix qui déterminent le montant des différentes composantes de la dotation globale de fonctionnement (DGF), la masse à répartir s’élevant à 39 209 millions d’euros, en augmentation de + 2,50 % par rapport à 2006.
La masse à répartir entre les communes et les EPCI s’élève à 22 329 millions d’euros (M€), en hausse de 2,48 % par rapport à 2006. La marge de manoeuvre du CFL portait sur 120 M€.
La dotation forfaitaire des communes représente 13 921 M€ et connaît une progression inférieure à l’inflation, soit + 1,42 % par rapport à 2006 (l’Association des maires de France estime l’inflation du «panier du maire» à 2,9 %). Le CFL a opté pour la progression maximum de la dotation de base(1) et de la dotation de superficie(2), fixée par la loi à 75 % du taux de croissance de la DGF.
Ralentissement de l’évolution de la dotation d’intercommunalité
Ensuite, il a opté pour une évolution identique de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et de la dotation de solidarité rurale (DSR), soit + 13,6 %, induisant une hausse de la dotation nationale de péréquation limitée à 1,64 % par rapport à 2006, et une moindre progression de la dotation de compensation des EPCI, fixée ainsi à + 0,8756 %. Si la dotation des communautés d’agglomération connaît une hausse de 2,5 %, et celle des communautés de communes de 4 %, le taux de progression de la masse globale de la dotation d’intercommunalité continue cependant son érosion en 2007, du fait de la décélération du mouvement intercommunal, soit +4,78 % (contre + 4,89 % en 2006, + 5,51 % en 2005, + 6,3% en 2004, et + 10,5 % en 2003). La masse à répartir entre les départements s’élève à 11 745M€.
La dotation forfaitaire des départements progresse de + 1,48 %, en deçà également de l’inflation, et la dotation de garantie de + 0,63 %. En conséquence, le solde de l’enveloppe pour les dotations de péréquation varie de +10,41 %, à répartir entre la dotation de péréquation urbaine (DPU) et la dotation de fonctionnement minimale (DFM). Les membres du CFL se sont prononcés en faveur d’une évolution identique entre ces deux dotations, soit + 9,84 %.
Les départements ruraux moins favorisés
L’augmentation de l’enveloppe dédiée à la péréquation est ainsi répartie pour 42,75 % pour la DPU, soit 519,4ME, et 57,25 % pour la DFM, soit 696M€ (en 2006, elle était respectivement de 35 % et 65 %), cette option étant moins favorable aux départements ruraux.
Concernant la DGF des régions (5 202 M€), la progression de la dotation forfaitaire est fixée à 88 % du taux d’évolution de la DGF, entraînant une hausse de la dotation de + 2,20 % et de la dotation de péréquation de + 15,72 %.
(1) Entre 62,38 e et 124,76 e/habitant.
(2) 3,12 e et 5,19 e/hectare en zone de montagne. |