« Après 2007,
il y aura 2013... »
«Dans deux mois, l’élection présidentielle. Dans trois mois, les législatives. A l’heure où l’ANEM trace des perspectives après le récent renouvellement de ses instances, la législature qui s’achève, invite, elle, aux bilans, et notamment pour la montagne. En cinq ans, les textes impactant de manière directe ou indirecte sur nos massifs ont été nombreux.
Même si j’aurais préféré, à titre personnel, que la loi montagne de 1985 soit mieux revisitée vingt ans après, il faut noter deux apports importants : le titre « montagne » de la loi relative au développement des territoires ruraux, et le « code de la montagne », dont le principe a été formulé dans la dernière loi d’orientation agricole, plus une liste de mesures substantielles en faveur de nos territoires, éparpillées entre lois de finances, loi sur l’eau ou réforme des parcs nationaux.
Dans le système des dotations aux collectivités, l’un des acquis essentiels est le principe de rémunération des territoires, selon leur superficie, voire, depuis la réforme des parcs nationaux, selon leur qualité environnementale. Une notion qui prêtait à sourire il y a encore peu de temps et qui, désormais, s’impose comme une évidence. Ce principe peut être déterminant pour l’avenir de nos massifs, à la condition que les élus de demain soient enclins à le systématiser.
Mais voilà que se profilent déjà à l’horizon d’autres combats, en particulier pour la période 2007-2013, dans le cadre des conventions interrégionales de massif, les contrats de projets Etat régions et aussi la future politique agricole commune. Plus que jamais après les échéances électorales, les montagnards devront être toujours là !
Henri Nayrou,
secrétaire général
de l’ANEM.
Député de l’Ariège.