|
Sommaire du PLM 168
Dossier "Environnement"
LOUP
La gestion de l’espèce franchit un nouveau cap |
|
 |
La réunion du groupe national loup du 22 novembre 2006 a été l’occasion d’annoncer l’engagement d’expérimentations durant la prochaine estive pour identifier de nouvelles mesures de prévention.
Un courrier commun signé de la ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, et du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, a été adressé à la mi-décembre aux préfets des neuf départements du massif alpin pour leur demander de proposer, d’ici le mois de février, des territoires sur lesquels pourront être expérimentés des moyens de protection innovants permettant de limiter fortement, voire d’éviter, les dommages subis par les troupeaux du fait des attaques de loups.
Expérimenter d’autres méthodes de tir et d’effarouchement
Les méthodes a priori visées devraient être des techniques d’effarouchement novatrices et des facilitations de tirs de défense, sans que ces indications, évoquées devant le comité national loup, soient restrictives. Pour ce faire, les préfets devront recourir à la consultation locale, en réunissant les comités loup départementaux, desquels devraient émerger des propositions.
Trois à quatre territoires expérimentaux seulement seront retenus. Les méthodes innovantes qui s’y appliqueront devront respecter le cadre fondamental de la stratégie nationale sur le loup rigoureusement cadrée par la directive habitats, à savoir : ne pas compromettre le bon état de conservation global de l’espèce au niveau national, prévenir de dommages particulièrement importants, et ne pas présenter d’alternative. Partout ailleurs, continueront à s’appliquer les instruments et la logique du protocole 2006.
Un des enjeux de la démarche est de pouvoir disposer, pour les estives qui suivront, d’outils de prévention le plus adaptés possible à la diversité des situations de terrain. |
Energies renouvelables
L’éolien devient polémique |
|
 |
La vandalisation de deux éoliennes dans l’Aude signifie-t-elle qu’une résistance au développement de l’énergie éolienne serait en train de se développer ?
Deux éoliennes ont été volontairement incendiées dans la nuit du 17 au 18 novembre dernier sur le territoire de la commune de Roquetaillade (Aude). Ces éoliennes, d’un coût unitaire de 1,5 million d’euros, font partie d’un parc de huit, d’une puissance totale de 5,6 mégawatts, hautes d’une soixantaine de mètres. Elles ont été installées en 2001 par la Compagnie du vent, qui exploite trois autres parcs du même type en France. Cet acte de malveillance, non revendiqué, semblerait indiquer que cette technologie a ses détracteurs. Les associations écologiques locales, de même que le Syndicat des énergies renouvelables (SER) l’ont condamné énergiquement.
L’événement est d’autant plus singulier que l’énergie éolienne a généralement bonne presse. Ainsi, les habitants de la commune, convaincus des retombées économiques positives de ce type d’équipement, venaient tout juste d’approuver par référendum un projet d’extension d’une vingtaine d’éoliennes. Celui-ci, en cours de réalisation à Roquetaillade et sur la commune voisine de Conilhac-dela- Montagne, devrait développer une puissance totale de 16,85 mégawatts.
Une énergie plutôt consensuelle aux inconvénients mineurs
Même s’ils existent, les désagréments de l’énergie éolienne (principalement visuels et sonores) sont relativement mineurs, de même que les risques éventuels. De fait, les rares accidents répertoriés n’ont jamais fait de victimes et consistent en rupture de mâts, bris et chute de pales, en raison de vents excessivement violents et de dysfonctionnement des systèmes de freinage de sécurité. |
Parcs nationaux de France
Jean-Pierre Giran nommé président |
|
 |
Le conseil d’administration du nouvel établissement public « Parcs nationaux de France », institué par la loi du 14 avril 2006 relative aux parcs nationaux, aux parcs naturels marins et aux parcs naturels régionaux, dont les membres ont été nommés par un arrêté du 1er décembre 2006, a été installé le 5 décembre par la ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin. Cette première réunion a permis de désigner comme président de l’établissement, Jean-Pierre Giran, député du Var, président du Parc national de Port-Cros (rapporteur de la loi de 2006).
Pour la ministre, avec le lancement de Parcs nationaux de France (PNF), « c’est une étape de vérité qui s’ouvre, durant laquelle chaque administrateur aura à coeur de participer activement à l’élaboration de nouveaux équilibres, en tirant le meilleur des expériences passées mais aussi en allant résolument vers un avenir fait de cohésion et d’innovation ». PNF a en effet pour mission d’aider les parcs nationaux « à faire mieux ensemble ce qu’ils peinent à faire seuls ».
Un besoin qu’avaient ressenti de longue date et défendu plusieurs élus de montagne engagés dans la gestion des parcs nationaux. Dans l’immédiat, la première tâche de PNF sera d’apporter sa contribution à l’élaboration d’un arrêté ministériel relatif aux principes fondamentaux des parcs nationaux.
|
|
 |
|