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Réunis à Seyssins (Isère), commune administrée par Didier Migaud, député et ancien président de l’ANEM, les élus du massif des Alpes se sont accordés, notamment, sur la nécessité de renforcer l’interrégionalité au sein du massif à l’unité restaurée.
La réunion de Seyssins fut l’occasion d’un dialogue fécond entre les représentants de l’Etat et ceux du massif, parlementaires et élus locaux, dont de nombreux maires. En cela, elle illustre la nécessaire « réciprocité » soulignée par François Brottes, président de l’ANEM, qui doit présider à leurs relations. Au nom de la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité du territoire (DIACT), Hélène Jacquet-Monsarrat rappela, – quelques jours avant que le Premier ministre remit aux préfets de région, le 18 juillet, leur mandat de négociation pour l’élaboration des contrats de projets Etat-régions – les cadres européen et national de la contractualisation pour la période 2007-2013. Puis, le commissaire à l’aménagement du massif des Alpes, Jean-Pierre Chomienne, dressa un bilan, au 31 décembre 2005, de la convention interrégionale de massif (2000-2006), dont on retiendra, s’agissant des crédits d’Etat, d’un montant initial de 42,5 millions d’euros, un taux d’avancement de 52 %.
Le massif, cadre pertinent des politiques de montagne
Assurément, outre l’adoption d’une motion relative à l’agriculture de montagne (cf. ci-contre), la présentation par Michel Bouvard, en qualité de président de la commission permanente du comité de massif, du futur schéma interrégional de massif, doit retenir l’attention.
Du point de vue de la méthode, deux grands principes ont guidé le travail du comité de massif : le premier a consisté à intégrer à l’analyse les forces et les faiblesses des deux côtés du massif des Alpes aux fins d’harmonisation, avec les régions italiennes intéressées, des politiques « montagne » ; le second fut de procéder à une identification des actions pour lesquelles le massif apparaissait comme le cadre le plus pertinent.
Sur le fond, l’économie générale du schéma s’articule autour de quatre axes : assurer, dans la durée, la qualité des ressources naturelles et patrimoniales ; consolider et diversifier les activités spécifiques du massif ; organiser et structurer le territoire ; enfin, inscrire les Alpes françaises dans leur environnement régional et transfrontalier. La prochaine convention – unique pour l’ensemble du massif – devrait traduire et décliner ces quatre priorités.
En conclusion de la réunion, Martial Saddier, secrétaire général de l’association, devait évoquer les questions de la sécurité et de la gestion du risque : il rappelait le souhait de l’association de voir créer au sein du Conseil national de sécurité civile une section ou commission « montagne ». Nul doute, en effet, que les élus de la montagne sont, sur ce sujet, les plus qualifiés. |